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Droits de l’Homme: des efforts salués à l’Est

Societe
Pierre CHEMETE | 30-01-2018 00:10

 Constat fait par une mission de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, dans les prisons et cellules de Bertoua, Abong-Mbang et Doumé.

En matière de respect des droits de l’Homme, les prisons de Bertoua, d’Abong-Mbang et de Doumé ont moins de reproches à se faire. Ici et là, un effort est notamment fait pour que la torture ne soit pas le lit des pensionnaires. L’appréciation est de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (Cndhl).

Une observation basée sur les choses vues et entendues dans ces trois villes, au terme d’une descente sur le terrain, effectuée les 24 et 25 janvier 2018. Premiers indices de satisfaction à la prison centrale de Bertoua: la propreté de l’environnement, ainsi que la séparation des chambres entre mineurs, femmes et adultes. L’éducation y est aussi assurée.

Les prisonniers sont initiés aux petits métiers pour la reconversion une fois sortis du pénitencier. « S’agissant du droit à la santé, un médecin est affecté. Malheureusement, il y a insuffisance de médicaments pour la prise en charge de tous les malades », a relevé Laurette Kamga Noutchogouin, chef de mission de la Cndhl.

Bien plus, sur le plan nutritionnel, les détenus sont nourris au moins une fois par jour. « Il aurait été souhaitable qu’ils aient au moins deux repas », estime-t-elle, se réjouissant toutefois du fait que certains détenus mangent trois fois par jour ; il s’agit de malnutris soutenus par les partenaires de la prison (HCR, CICR). La surpopulation carcérale est le seul défi majeur ici.

Ils sont 853 détenus alors que la capacité initiale est de 120 places. Un problème qui ne se pose pas avec autant d’acuité à la prison d’Abong-Mbang où le pointage indique plus de 300 détenus. Ici, la nutrition, la santé, l’accès à l’eau restent des défis permanents. Mais à Doumé, les 22 pensionnaires ne se plaignent pas trop. Ici, chacun a son lit.

La préoccupation majeure est au niveau de la communication, des détentions abusives sont enregistrées. « Certains détenus qui ont bénéficié de habeas corpus se retrouvent encore à la prison de Bertoua. Nous avons attiré l’attention du procureur pour que ces cas soient rapidement appliqués », a suggéré Mme Kamga.
 

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