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«Nous ne transigeons pas avec la règlementation»

Societe
Steve LIBAM | 31-01-2018 13:30

Albert Michel Mbondo, proviseur du lycée scientifique de Bertoua.

Dans quelles circonstances des élèves ont-ils été renvoyés dans votre établissement ?

Ils ont été surpris en flagrant délit, soit de consommation, soit de possession de drogues. C’est tout le long de l’année qu’il y a eu des exclusions. Ils sont donc au total vingt élèves à avoir été exclus. Il y en avait qui, lors des fouilles systématiques, étaient pris en possession de ces produits interdits, soit dans les poches de leurs tenues de classe, soit dans leurs sacs. D’autres ont été surpris en pleine consommation de ces drogues-là dans les toilettes de l’établissement. Tout le long de l’année nous avons poursuivi la traque. Certains élèves, malgré la fouille à l’entrée du campus, réussissaient quand même à tromper notre vigilance en dissimulant ces produits interdits à des endroits sans doute inaccessibles par nous. Et les plus nombreux sont ceux qui pénètrent l’école le matin sans ces substances interdites et qui se les font passer soit par leurs camarades soit par des gens qui ne sont même pas des élèves à travers les ouvertures de l’établissement qui donnent à l’extérieur.

Que faites-vous pour lutter contre le phénomène dans votre établissement ?

La prévention est de règle. Il ne s’agit pas pour nous de les prendre la main dans le sac pour les exclure ou alors sanctionner. Les mesures préventives que nous prenons c’est d’abord tout le long de l’année, au-delà du fait que le règlement intérieur est suffisamment clair là-dessus. Tous les lundis au rassemblement, le responsable désigné pour s’adresser aux enfants ne manque jamais d’occasion d’attirer leur attention sur la consommation de la drogue. Il y a cette sensibilisation qui est faite au quotidien. Les enseignants dans les salles classes ne manquent pas, quand l’occasion s’y prête, d’attirer leur attention. La prévention se passe aussi à travers les dispositions du règlement intérieur qui a été affiché dans les salles de classe, et expliqué les deux premières semaines de la rentrée. Nous avons également un service de l’orientation scolaire qui se charge des causeries éducatives. Quand le cas est avéré, nous ne transigeons pas avec la règlementation. Mais les sanctions extrêmes ne sont prises que lorsque nous avons essayé de voir comment sauver l’élève.

Quelles peuvent être les conséquences de la consommation de ces stupéfiants-là sur des élèves ?

La conséquence immédiate est la violence vis-à-vis des camarades et des enseignants. L’élève reste imperturbable en vous regardant droit dans les yeux, le refus d’obtempérer et l’échec. Un enfant qui refuse d’obéir se fera exclure ne serait-ce que temporairement. En restant éloigné des salles de classe, il perd les notions sur lesquelles il sera évalué plus tard et ne les ayant pas assimilés, il ne pourra pas être bien évalué.

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