Cameroon-Tribune

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Les voies diverses de l’apprentissage

Societe
Marie Christine NGONO | 31-01-2018 13:58

Certains s’initient à l’hymne national à l’école. D’autres sur le tas. Les résultats ne sont pas toujours heureux.

C’est lundi. Jour de rassemblement dans la plupart des établissements scolaires, publics et privés. Jour consacré donc au rappel de différentes notions de discipline et de nombre de fondamentaux. Activité principale de cette séquence du premier jour de la semaine, la cérémonie de levée de couleurs est en bonne place.

Au New model bilingual academy Nemoba, complexe scolaire bilingue, un élève est choisi au hasard ce 29 janvier pour lancer le rituel. « Ô Cameroun… Ô Cameroun… », lance l’enfant pour entonner le chant. La compagnie de près de 200 élèves se lance aussitôt, chacun ressortant ce qu’il croit savoir. On chante en français ou en anglais, sous l’encadrement des enseignants. « A ce niveau, nous ne sommes pas très exigeants.

Beaucoup d’élèves, surtout les maternelles, reproduisent les sons et non les paroles exactes. Il est question pour nous de faire en sorte qu’ils maîtrisent d’abord la mélodie. A force de s’exercer ainsi au rassemblement, ils commencent à nourrir un intérêt particulier pour l’hymne national jusqu’à le connaître par cœur », soutient un encadreur. Pour les plus grands du CM1 et du CM2, le texte occupe en permanence une partie du tableau.

Les élèves doivent le réciter par cœur pour en connaître les paroles sur les bouts des doigts. A l’Institut bilingue André Malraux, un autre établissement primaire de la capitale, le texte en français et en anglais est distribué aux élèves à la rentrée de septembre.

Au-delà de l’exercice pratique en classe de chant à l’école, les parents sont fortement invités à soutenir l’apprentissage à la maison. Et régulièrement, l’exécution de l’hymne national apparaît dans les épreuves pratiques pendant les examens séquentiels.

Au lycée et collège par contre, l’hymne national est beaucoup plus enseigné dans les classes de 6e et 3e, par les enseignants d’Education civique et morale (Ecm). On l’écrit soit au tableau, soit sur des fiches qui sont distribuées. Mais il est aussi contenu dans des livres au programme. « Il y a une leçon sur les institutions, les emblèmes nationaux et autres.

On en profite pour introduire l’hymne. Généralement, quand les élèves sortent du primaire, ils savent déjà chanter mais on prend encore le temps de rappeler. Le plus grand apprentissage se fait souvent en anglais.

Là, on leur donne le texte en entier, comme devoir », explique Jeanine Babatte Mezo’o, professeur d’Ecm au lycée d’Ahala.  Dans d’autres établissements comme au Lycée de Nsam-Efoulan et le Collège Les Bambis, l’apprentissage en salle de cours ne fait pas prioritairement partie des programmes. Par contre, tous les élèves ont l’obligation de chanter l’hymne national lors de la levée des couleurs.

Ce qui se fait en rotation, classe par classe.  Chez les adultes, surtout les déscolarisés, l’apprentissage n’est pas donné. Alors que la plupart s’imprègnent de l’hymne sur le tas en reproduisant les sons, seuls quelques pointilleux osent recourir à l’Internet ou aux livres pour connaître les véritables paroles.

« Je n’ai pas poussé les études loin. C’est grâce à ma petite-fille de CM2 qui était fière de m’enseigner que j’ai appris les paroles de l’hymne national », avoue Gaétan K., 64 ans, commerçant.

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