Education civique: Savez-vous chanter l’hymne national ?

Societe
Yvette MBASSI-BIKELE | 31-01-2018 14:00

L’exercice, apparemment anodin et censé couler de source, réserve bien des surprises au quotidien.

Miss Cameroun 2018, Caroline Aimée Nseke, défraie la chronique depuis des jours sur les réseaux sociaux. Pas seulement pour les conditions de son élection comme principale reine de beauté du Cameroun.

Mais pour sa performance relativement à l’exécution de l’hymne national. Une vidéo tournée lors d’une émission de radio en Yverdon en Suisse montre en effet la Miss bafouillant des paroles de notre si dynamique « Ô Cameroun ».

Cela donne ceci : « Ô Cameroun berceau de nos ancêtres/ « var » debout et « valoux » de ta liberté/ comme un soleil ton drapeau fier doit être/ un symbole ardent de « foire » et d’unité/ que tous tes enfants du Nord au Sud / de l’Est à l’Ouest soient tout amour/ « que servir que ce soit un seul but »/ « pour gravir ce doit toujours »/ « terre patrie », terre chérie, « tu es notre joie et droit bonheur »… ».

Dans un communiqué officiel publié quelques jours après, la reine de beauté tout en avouant sa méprise l’explique par un déménagement du Cameroun, pour la Suisse, à l’âge de 10 ans.

« Je n’ai pas toujours eu l’occasion de chanter régulièrement l’hymne national et donc d’en maîtriser parfaitement les paroles comme le montre cette vidéo faite bien longtemps avant mon élection », explique la plus belle femme du Cameroun. Il semble que depuis, l’erreur a été corrigée. Passons. Pour dire que cet impair n’est pas l’apanage de la seule reine de beauté.

Une participation régulière aux cérémonies officielles réserve bien des surprises. A tous les étages. Même dans les sphères insoupçonnées. « Récemment, lors de l’assemblée générale d’une institution, il a été demandé à une autorité d’entonner l’hymne national.

Celle-ci s’est lancée dans des paroles que personne ne reconnaissait. Conséquences, le moment censé être très sérieux s’est transformé en séance de fous rires et de moqueries », témoigne un membre de l’instance. Dans les milieux sportifs, les athlètes qui restent bouches cousues au moment de saluer le drapeau sont légion.

Et que dire de la prestation des écoliers, élèves des lycées et collèges, étudiants, fonctionnaires, commerçants, villageois et autres messieurs-tout-le-monde aux cérémonies de levée des couleurs ? « Chère chérie » à la place de « Terre chérie » est un lieu commun. Huit des dix quidams invités à se soumettre à l’exercice de chant hier dans la rue y ont été pris.

D’autres curiosités existent. Notamment : « Antoine l’amour » pour « A toi l’amour » ; « Et le grand tonnerre » en lieu et place de « Et le grand honneur ».

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