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«Nous n’avons pas de financements extérieurs»

Economie
Aïcha NSANGOU | 31-01-2018 15:03

Adrian Ngo’o Bitomo, Coordonnateur national du programme Agropoles. 

Pendant un moment, on n’entendait plus beaucoup parler du programme Agropoles. Où étiez-vous passé?

Le programme Agropoles jusqu’à 2015 avait des financements conséquents. 2016 et 2017 auront été des années assez difficiles, du fait de la conjoncture économique, des engagements de l’Etat au niveau des projets de deuxième génération, les remous dans les régions du Nordouest et du Sud-ouest mais beaucoup plus l’effet Boko-Haram. Tout ceci a sûrement eu un impact dans la plupart des projets. Il faudrait aussi dire que le programme Agropoles est l’un des rares programmes financé sur budget d’investissement public. Nous n’avons pas de financements extérieurs. Depuis septembre 2017, le Minepat a promis de renflouer le compte du programme. C’est pour cela que nous nous sommes permis en fin d’année de procéder au lancement de six nouveaux agropoles. Des projets déjà pratiquement à terme qui ne demandent que la mise en chantier. Et pour mettre en chantier, il faut s’assurer que les financements sont là. Qu’à cela ne tienne, nous procédons au suivi de ceux qui sont déjà lancés.

Avez-vous l’impression que ceux que vous avez accompagnés jusqu’ici tiennent?

Au-delà des problèmes financiers, le programme Agropoles globalement se porte bien. Les résultats sont là. Je mets de côté l’épizootie de grippe aviaire qui a ralenti les activités. Avant que le programme Agropoles ne s’investisse dans le poisson, on parlait de la pisciculture au Cameroun mais on ne voyait pas le poisson. Avec Agropoles, on peut disposer du poisson d’eau douce à tout moment dans les régions productrices et les régions voisines. Nous sommes en train d’aller à l’Extrême-Nord pour expérimenter du poisson où nous avons des plants d’eau qu’on peut valablement mettre en oeuvre. A l’Est, nous avons désormais des hectares de manioc dans un environnement où on n’avait jamais dépassé cinq hectares pour celui-là qui se disait grand planteur. Aujourd’hui, il se retrouve avec 10-15 hectares.

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