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Litige dans les logements de la SICC: la conciliation piétine

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Rita DIBA | 01-02-2018 06:03

 Prévues pour s’achever en décembre dernier, les rencontres entre les acquéreurs et l’entreprise n’ont toujours pas débouché sur un consensus.

«Depuis le  8 décembre 2017, on a ouvert une série officielle de rencontres dans le sens de la conciliation. Et on croyait boucler cette conciliation le 22 décembre. Mais rendus à ce jour, une fois encore, on constate que la la Southwest International Construction Corporation (SICC) ne veut pas du tout avancer, nous perd du temps et nous pensons que nous n’obtiendrons pas ce que nous nous sommes promis au départ. » Donatien Mawel, l’un des principaux porte-paroles de l’association des propriétaires des logements du Garden Community de la SICC faisait ainsi le point de la situation, à l’issue d’une rencontre avec l’entreprise promotrice du projet, représentée par sa directrice générale, Brigitte Soppo Ngallè, le 25 janvier 2018 à Douala.

Cette dernière n’a pas souhaité s’exprimer au sortir de la réunion.

Ces réunions sont la suite d’un processus commun des acquéreurs du projet implanté à Mbanga-Bakoko engagé depuis avril 2017 avec la création d’un collectif afin de mieux défendre leurs intérêts.

En effet, à partir de 2010, 182 familles s’étaient lancées dans l’acquisition d’habitations écologiques haut standing proposées par la SICC dans le cadre du projet immobilier « Garden Community I ». Des logements qui devaient être livrés seulement quelques mois après aux acheteurs.

Mais près de huit ans plus tard, le projet piétine et le collectif, constitué aujourd’hui de 107 familles, veut être rétabli dans ses droits. Et la procédure de conciliation survient après la réunion technique tenue en octobre 2017 au ministère de l’Habitat et du Développement urbain réunissant l’administration et les parties concernées par ce dossier.

L’association, qui devait au sortir de la réunion technique d’octobre fournir un dossier faisant notamment l’état des lieux de l’affaire, le recensement des victimes avec les montants dépensés et les attentes du collectif, a transmis son document au ministre et attend.

Quant à la conciliation, conseillée par les autorités, elle achoppe notamment sur un point, expliqué par Donatien Mawel : « On s’est mis d’accord sur le principe de dation en paiement. Mais nous sommes surpris de constater qu’on nous oppose un prix très fort de 120 000 F le m². C’est exorbitant ! Le m² non construit, à l’époque, coûtait 10 000 F. »

Une suggestion inacceptable pour des acquéreurs qui comptent bien, première revendication, récupérer leur terrain pour commencer à construire. Ils listent tous les préjudices subis comme les crédits contractés.

C’est par exemple le cas de Pascaline Behoumié et Claire Mafoma. La dernière, est âgée de 60 ans, sans pension de retraite et n’arrive plus à payer son loyer. Des victimes qui ont saisi l’occasion pour une fois de plus solliciter l’intervention des pouvoirs publics.

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