Une mesure opportune

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 01-02-2018 10:06

Regard

L’ordre national des pharmaciens a vu juste. Les pharmacies d’officine occupent une place centrale dans la stratégie nationale d’accès des populations aux médicaments de qualité.

Dans les grandes agglomérations, ces structures sont particulièrement sollicitées par les populations pour s’approvisionner en médicaments prescrits par les personnels soignants.

  De manière permanente, la pharmacie est un maillon essentiel dans le système d’administration des soins. La réforme des horaires d’ouverture et de fermeture est de nature à faciliter et à améliorer l’accès des populations aux médicaments.

Mieux, l’augmentation du nombre de pharmacies de garde vient réduire le stress des usagers, obligés dès la tombée de la nuit à parcourir de longues distances pour trouver la pharmacie de garde la plus proche.

A cause de la faible couverture géographique des localités, trouver une pharmacie de grade pendant les heures creuses relevait jusqu’ici d’une véritable gageure.

Il était donc temps de procéder à un tel réaménagement. L’on se rend bien compte que les dispositions de l’arrêté du 27 mars 2002 fixant les modalités de création, de répartition et d’attribution des sites d’officines de pharmacie sont déjà largement dépassées.

La faible couverture géographie des localités en officines pharmaceutiques a créé des « déserts pharmaceutiques ».

A titre d’exemple, les ratios de couverture démographique par site d'officine de pharmacie prévoyaient une pharmacie pour 15 000 habitants dans les grandes métropoles de Douala et Yaoundé, 18 000 habitants dans les autres chefs-lieux de région et 25 000 habitants pour le reste.

Entre deux pharmacies, l’administration publique exigeait une distance minimale de 300 mètres mesurables à partir des extrémités adjacentes dans les deux grandes villes  et de 350 mètres, pour les autres localités.

Au regard des mutations démographiques, ces considérations s’avèrent aujourd’hui surannées. Dans les grandes agglomérations, il est récurrent de vivre un spectacle désolant de patients ou des garde malades faisant le tour de la ville  à la recherche des pharmacies de garde.

Leurs peines s’amplifient lorsque rendus au site choisi, ils se font dire que les médicaments prescrits ne s’y trouvent pas.

Afin que toutes les populations du pays accèdent au bénéfice de cette réforme, l’ordre national des pharmaciens doit l’étendre au-delà du département du Mfoundi.
Par ailleurs, la disponibilité, c’est-à-dire la présence des médicaments prescrits ou recherchés dans les points de vente reste également un défi pour la plupart des  pharmacies, qu’elles soient de garde ou non. Les professionnels de ce secteur doivent intégrer cette attente  pour satisfaire tant en quantité et en qualité la demande de la clientèle.

Ils doivent également mettre un point d’honneur à la formation de leurs personnels d’astreinte notamment dans le domaine de l’accueil des usagers. Ces derniers sont souvent frustrés et outrés par le comportement des employés des pharmacies qui affichent des postures totalement incompatibles avec l’activité qu’ils mènent. 
 

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