Acteurs politiques à part entière

Politique
Jean Francis BELIBI | 01-02-2018 10:41

Regard

Les différents acteurs du processus électoral sont engagés depuis le 2 janvier dernier dans le cadre de la révision des listes électorales au titre de l’année 2018.

Une opération qui se tient dans un contexte particulier, au regard de l’annonce de la tenue d’importantes échéances électorales, faites dans son message de fin d’année à la nation par le président de la République.

On peut donc comprendre que celle-ci a gagné en intensité et suscite depuis lors une plus grande mobilisation des acteurs devant y prendre part, ce d’autant que ces inscriptions devraient s’arrêter avec la convocation du corps électoral par le président de la République.

Parmi ceux-ci, les personnes vivant avec un handicap. Acteurs à part entière du processus électoral, est-ce pour autant que ceux-ci bénéficient de toute l’attention qui leur est due dans les différentes phases conduisant aux élections au Cameroun ?

Difficile de l’affirmer avec certitude. Comme dans les autres aspects de la vie sociale, l’organisation des élections n’a toujours pas entièrement pris en compte la spécificité de ces personnes.

Combien de bureaux de vote se trouvent encore logés dans des bâtiments en étages à l’intention de ces personnes ? Ils sont encore nombreux aujourd’hui qui doivent parfois se déplacer et parcourir de longues distances dans le but de procéder à leur inscription sur les listes électorales.

Pourtant, de nombreux efforts ont été déployés jusqu’ici par l’organisme chargé de la gestion du processus électoral et référendaire depuis son avènement pour faciliter l’accès de ces personnes aux différentes phases conduisant aux élections.

Pour y parvenir, de nombreuses associations, les regroupant, ont été associées aux opérations électorales par Elections Cameroon en vue d’une meilleure prise en compte de leur spécificité. Des efforts que ces personnes ne demandent qu’à voir se pérenniser.

De même qu’elles souhaitent une application pertinente des dispositions législatives en vigueur, notamment celles contenues dans la loi portant Code électoral sur la constitution des listes de candidats aux différents scrutins organisés au Cameroun.

Celles-ci peinent encore à intégrer parfaitement la notion de « composante sociologique » qui est pourtant une obligation voulue par le législateur. D’où l’absence toujours observée de ces personnes sur les listes de candidats aux différentes élections organisées dans notre pays.

Un pas important avait été franchi en 2013 avec l’application de la notion de « genre », il serait peut-être temps que les partis se soumettent à l’intégration de toutes les composantes sociologiques.

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