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Ouest: un réseau de trafic de carburant démantelé

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Honoré FEUKOUO | 02-02-2018 10:48

Bafoussam (Mifi) - Plus de 50 000 litres de carburant frelaté saisis à Bafoussam. Cette prise effectuée entre le 18 et le 19 janvier 2018, résulte de la collaboration entre divers services : la police, la Chambre nationale des consommateurs du Cameroun, la délégation régionale de l’Eau et de l’Energie et la délégation régionale du Commerce de l’Ouest.

A l’origine, les plaintes des consommateurs qui déplorent la mauvaise qualité du carburant servi dans certaines stations-services. L’enquête initiée, va déboucher sur la piste d’un vaste réseau de trafic du carburant. Leur base est un garage-camions, situé à moins de 100 mètres du dépôt pétrolier de Bafoussam.

Une haute barrière derrière quelques camions en panne. Dès qu’on franchit cette étape, c’est tout un laboratoire qui y est installé. Quelques camions citernes, un contenaire, quatre vieilles citernes, une dizaine de cubitenaire remplis de pétrole, des colorants, des pompes électrogènes, des futs et bidons de contenances diverses constituent l’arsenal trouvé sur place.

Ce matériel y est utilisé pour façonner le carburant frelaté. Selon Hermann Ngoko Mbang, délégué régional de l’Eau et de l’Energie de l’Ouest, les routiers complices viennent en ces lieux décharger leur contenu qui est de bonne qualité, et rechargent le carburant contrefait qui est « un mélange du gasoil ou super  avec du pétrole ».

  « Ce trafic illicite, met à la fois en danger l’état des moteurs, et la vie de nombreux individus », déplore Auguste Amougou,  délégué régional du Commerce.

Les six suspects et documents saisis sur le site vont, selon la police, permettre de remonter et de démanteler la filière. Les riverains qui y observent au quotidien une activité permanente, clament qu’il s’agissait, selon eux, d’un « garage, passage obligatoire où les camions citernes avant toute entrée ou sortie de l’usine, y effectuaient un contrôle technique de routine et déposaient le surplus de leur charge avant de répartir ».

Pour Calvin Nya, président de la Chambre nationale des consommateurs, cette prise est une invite à l’endroit des consommateurs qui doivent veiller sur la qualité des produits.

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