« En 2017, nous avons saisi 174 cartons de Tramadol »

Politique
DIKWE FODAMBELE | 02-02-2018 12:00

Alain Guichard Ndo Nna, Commandant du groupement actif des douanes du Nord.

Pouvez-vous nous donner un bref aperçu de la circulation des stupéfiants et drogues dans la région du Nord?

C’est un phénomène qui est récurrent chez nous, notamment le trafic des stupéfiants et des produits psychotropes de toutes espèces. Vous savez que nous couvrons toutes les frontières, et que nous procédons aux contrôles routiers. C’est pourquoi il arrive bien de fois que nous mettions la main sur beaucoup plus des produits psychotropes, notamment le Tramadol (Tramol). Comme dans toutes les régions, l’hinterland bénéficie simplement des produits qui viennent de la frontière. Chez nous, les points principaux sont notamment Djatoumi dans la Bénoué, Bogdibo et Mbaï-Mboum dans le Mayo-Rey,  bref de façon globale, les produits entrent par les frontières.
Quels genres de drogues et stupéfiants circulent généralement dans cette partie du pays et pour quelle quantité?


Dans la région du Nord, nous ne pouvons pas parler de drogue de façon spécifique, parce que nous n’avons pas encore de cas sous la main. Mais ce qui est fréquent chez nous et qui fait l’objet de saisies régulières, ce sont les produits psychotropes, spécifiquement le Tramadol. On peut évaluer nos prises en termes de quantité et non en termes d’argent, puisque ce sont des prohibitions. Seul le trafiquant peut évaluer sa marchandise en termes d’argent. En 2017 par exemple, nous avons saisi 174 cartons de Tramadol.

Quelles sont les mesures prises pour éradiquer ce phénomène de circulation de drogues et stupéfiants ?

Vous savez que c’est le gouvernement qui trace la philosophie globale que nous appliquons sur le terrain. Ce que nous pouvons dire pour circonscrire de façon effective ce fléau, c’est de mettre à la disposition des opérationnels des moyens nécessaires pour pouvoir traquer ces opérateurs véreux, puisqu’il y a beaucoup d’opérateurs qui font dans ce genre de trafics. Vous allez observer que les opérationnels n’ont pas suffisamment de moyens, surtout les moyens roulants. Les douanes modernes fonctionnent sur la base du renseignement. Si en amont vous n’avez pas de renseignement, vous ne pouvez pas être efficace dans vos interventions sur le terrain. Et vous conviendrez que le renseignement coûte de l’argent. Donc, il nous faudrait mettre à notre disposition un fonds pour permettre aux services opérationnels notamment la douane et peut être aussi la police de faire des descentes sur le terrain et exploiter le renseignement pour mettre la main sur ces opérateurs qui font dans ce genre de trafics.
 

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter