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Trafic de drogue dans le Nord: vigilance accrue aux frontières

Politique
Eric ELOUGA | 02-02-2018 12:13

 Les pouvoirs publics intensifient la surveillance dans cette région de transit où le commerce des stupéfiants a parfois prospéré.

Deux importantes prises, du côté du Mayo Louti, plus précisément à Mayo Oulo. Sous la coordination du préfet de ce département, Njoya Zakariaou, les forces de maintien de l’ordre ont récemment saisi des stocks de médicaments illicites dont des drogues de type psychotrope, prohibées dans la région.

Si les experts reconnaissent que la circulation de drogues dures est en net recul dans la région, des opérations de saisies, de ce type, restent courantes au Nord. Zone frontalière partageant des limites notamment avec le Nigéria, le Tchad et la RCA, la menace des stupéfiants reste une préoccupation permanente dans la région. Elle requiert, par conséquent, une surveillance accrue des différents corps militaires et paramilitaires établis aux frontières.

Des données recueillies auprès des différents services spécialisés (sécurité, santé, commerce), la région du Nord n’est pas un grand foyer de consommation de stupéfiants. Le principal produit qui fait des ravages est la Tramadol, essentiellement consommé par des couches jeunes et défavorisées, notamment en raison de ses coûts.

Pour autant, des saisies de cannabis ont déjà été opérées au niveau de l’aéroport de Garoua il y a deux ans, ainsi que diverses autres variétés de stupéfiants sont interceptées lors de contrôles routiers.

« Le Nord est surtout une zone de transit. Soit pour des trafiquants important ces produits frauduleux pour les zones intérieures, notamment Yaoundé et Douala, soit plutôt pour approvisionner des consommateurs de pays voisins », précise-t-on au secteur des douanes du Nord.

Et là réside toute la difficulté pour combattre le phénomène. La drogue au Nord est essentiellement mobile. Du fait des mesures de sécurité renforcées dans les aéroports, elle circule surtout par voie terrestre, à moto ou dans des véhicules, souvent banalisés.

« Les contrôles se font de manière aléatoire, parce que nous n’avons pas d’effectifs pour fouiller tous les véhicules qui se déplacent et même si c’était le cas, cela rendrait pénible le trafic », explique-t-on au contrôle mobile des douanes.

Et les frontières, larges et poreuses, ne peuvent non plus être surveillées à 100%. Le renseignement demeure donc l’arme la plus efficace pour lutter contre le trafic de drogues. Infiltrer les circuits d’approvisionnement, ceux de réception ou les réseaux de transport sont les méthodes qui ont jusqu’ici produit les meilleurs résultats. Mais cela demeure un combat de longue haleine.

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