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Tribunal criminel spécial: l’ère Ndjéré s’ouvre

Politique
Jean Francis BELIBI | 02-02-2018 12:26

 Nommé le 7 juin 2017 à la suite de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature présidée par le chef de l’Etat, le nouveau président du TCS prend ses fonctions ce jour.

Il est le deuxième président du Tribunal criminel spécial (TCS) depuis la promulgation de la loi N°2011/028 du 14 décembre 2011 portant création de cette juridiction. Magistrat hors hiérarchie, il était jusqu’au 7 juin dernier, secrétaire général du ministère de la Communication.

C’est donc à ce magistrat chevronné, auteur prolifique puisqu’il a à son actif huit ouvrages déjà publiés, qu’il revient désormais de prendre les rênes de cette instance chargée de connaître « lorsque le préjudice est d’un montant minimum de cinquante millions (50 000 000) de francs, des infractions connexes prévues par le Code pénal et les conventions internationales ratifiées par le Cameroun ». S’il est resté dix-neuf ans éloigné des prétoires avant sa nomination à la tête du TCS,

Emmanuel Ndjéré qui a durant cette période servi dans les administrations centrales de certains départements ministériels, aura également contribué à la formation de nombreuses formations de magistrats camerounais. Il a été pendant trois décennies enseignant permanent à la division judiciaire de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Etablissement dont il est lui-même issu depuis 1987.

Né le 9 décembre 1960 à Bafia dans le département du Mbam-et-Inoubou, il aura tout de même mené une partie de sa carrière dans des juridictions où il a notamment servi comme substitut du procureur de la République de Monatélé en 1987.

Deux années plus tard, il est appelé à occuper les mêmes fonctions à Yaoundé. En 1991, il rejoint l’administration centrale du ministère de la Justice en qualité de chef de service de l’Action publique. La suite de la carrière d’Emmanuel Ndjéré se passe dans les services du Premier ministre, au ministère des Domaines et des Affaires foncières et au ministère de la Communication.

Il est titulaire de nombreuses lettres de félicitation et d’encouragement, dont celle du président de la République reçue en janvier 2004. C’est désormais à ce Grand officier de l’ordre de la valeur qu’il reviendra de donner une nouvelle impulsion à cette juridiction dont l’une des missions principales reste la lutte contre la corruption et les atteintes à la fortune publique.

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