Engagement citoyen: deux âmes de bonne volonté

Societe
Jeanine FANKAM | 05-02-2018 15:11

Yolande Mpouengue (26 ans) et Hortense Amah (30 ans) se sont spontanément présentées pour être volontaires au village Jeunesse.

Au Stand du volontariat du « village Jeunesse », site des activités de la « Onzaine de la jeunesse » organisées à l’occasion de la célébration prochaine de la fête du 11 février, Yolande Mpouengue, 26 ans, demande des conditions pour être volontaire.

La jeune étudiante est déjà engagée dans le cœur et veut passer à plus d’actions. Elle a souvent donné de son sang pour sauver les vies, sans savoir si le patient est du Nord ou du Sud. Yolande Mpouengue veut travailler sans attendre la rétribution au profit de son pays.

« J’ai vu des jeunes comme moi balayer ce site hier, pourquoi pas moi ? Quand on visite des structures comme les centres d’accueil des handicapés ou des vieillards, on peut couler des larmes. Alors, je veux aider, être utile», explique la jeune fille. C’est sa façon d’inviter les autres jeunes à briser les barrières et participer à la construction de l’édifice national, « car si chacun joue sa partition, on pourra transformer le Cameroun », telle est la conviction de la jeune étudiante. Elle a compris d’elle-même la vision du volontariat, qui, au Cameroun, se positionne comme un levier du renforcement de la cohésion et de l’intégration nationale.

Amah Hortense, 30 ans, est engagée depuis un an. S’engager dans le volontariat pour elle, c’était donner un sens à sa citoyenneté et à l’intégration nationale. « Le bon citoyen respecte le bien public, il valorise son pays, se rend disponible, respecte les emblèmes et son prochain ».

Elle affirme que c’est par curiosité qu’elle est entrée dans le volontariat. Et finalement, elle s’est laissée piquer par le virus. Se faisant, elle s’est réconciliée avec elle-même pour accepter les autres dans leurs différences. « Dans le volontariat, dit-elle, on ne tient pas compte que de ce qui unit. Je m’emploie à impacter le milieu. Je ne veux pas savoir s’il est hostile ou pas. Je viens avec ma bonne humeur, avec la vie et l’espoir et je les transmets », se félicite-t-elle.

Le volontariat implique une participation citoyenne et la valorisation des compétences en vue du développement et de l’intégration. Ce volontariat est inclusif et ne tient pas compte, de l’origine ethnique, de l’appartenance linguistique, ou de la couche sociale des acteurs et bénéficiaires. C’est ce qui fait sa magie. Ici, les jeunes sont prêts à aller partout pour servir, sans aucune préférence.
 

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