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CHAN 2018: des hauts et des bas

Sports
Jean Marie NZEKOUE | 06-02-2018 05:10

 Sans être flamboyante, la compétition 2018 a tenu ses promesses.

C’est au pied levé que le Maroc a accepté d’abriter la 5e édition du CHAN, après que la compétition a été retirée au Kenya pour défaut de préparation. Si on prend en compte le contexte dans lequel s’est faite l’attribution et les contraintes d’ordre pratique induites par cet engagement, on ne peut faire la fine bouche sur les succès enregistrés en un temps assez réduit.

Côté organisation, la compétition a été globalement réussie. Aussi bien sur le plan de l’accueil et de l’hébergement des différentes délégations. Rien de surprenant pour un pays à vocation touristique, qui accueille plus de 8 millions de visiteurs par an. Si toutes les villes d’accueil sont dotées de sociétés de transport public de masse par bus, par train ou par tramway (Casablanca) on a déploré parfois, comme dans le groupe d’Agadir, l’absence d’un service de navette reliant le centre-ville au Grand Stade pourtant situé à plusieurs kilomètres. 

La fonctionnalité des stades et la qualité des pelouses ont eu un impact positif sur le jeu et la beauté du spectacle offert sur le terrain. Mais certains observateurs sont restés sur leur faim. Regrettant parfois la piètre qualité du jeu lors de certains matchs. Ce qui semble traduire le faible niveau de quelques équipes qualifiées, sur le double plan technique et tactique.

Le CHAN étant réservé exclusivement aux joueurs évoluant en Afrique, d’aucuns ont vite déduit qu’il s’agit d’une compétition de second ordre (par rapport à la grande CAN), avec des performances au rabais. Cette  situation peut s’expliquer par l’amateurisme des joueurs et les lacunes de leurs championnats nationaux respectifs. Néanmoins, on peut observer, a l’heure du bilan, que le CHAN 2018 a eu des hauts et des bas.

Coté satisfaction, quelques équipes de  tradition ont confirmé leur statut. C’est le cas du Soudan, de la Libye, du Nigeria ou du Maroc qui étaient plus ou moins attendus. Les deux finalistes ainsi que le Soudan se sont distingués dès le premier tour sans enregistrer de défaite.

Au rang des bonnes surprises, figurent des sélections peu cotées au départ, mais qui se sont améliorées au fil des matchs jusqu’a atteindre le deuxième tour, voir plus. C’est le cas du Congo et de l’Angola, vainqueurs du Cameroun, mais aussi de la Namibie et du Rwanda. La déception est venue de certaines équipes considérées comme favorites ou outsiders en début du tournoi, mais qui n’ont pas fait long feu, éliminées dès le premier tour.

C’est le cas du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Burkina Faso ou de la Zambie. L’autre déception se situe au niveau de l’engouement populaire. En dehors des matchs disputés par le pays hôte et de la finale, l’affluence dans les stades était relativement faible par rapport à ce qu’on a connu par exemple à la CAN féminine 2016 au Cameroun.

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