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Foire humanitaire du livre: les revendeurs à l’affût

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Rita DIBA | 06-02-2018 05:25

 Ils se mêlent aux étudiants et aux professionnels venus enrichir leur bibliothèque.

L’année dernière déjà, lors de la 11e édition, Charles Aurélien N’Tolla, président de l’association « L’école sous l’arbre humanitaire internationale » (Esah), organisatrice de la foire humanitaire du livre au Parc des princes de Bali, avait pris quelques précautions face à la ruée des revendeurs : ne pas vendre plus de deux exemplaires d’un même ouvrage à une même personne.

Une précaution qui a été durcie pour cette 12e édition, se traduisant par une prescription à la foule impatiente ce mercredi 31 janvier 2018, jour de l’ouverture au grand public, après les journées de lundi 29 et mardi 30 réservées aux étudiants et aux institutions académiques de Douala. M. N’Tolla va ainsi demander à ses vis-à-vis de ne prendre qu’un exemplaire au cas où d’autres acheteurs ont besoin de copies du même livre.

Mais cela ne stoppera pas pour autant les ardeurs des revendeurs. L’un d’eux, que nous appellerons Monsieur S., n’hésitera d’ailleurs pas à franchir le Rubicon, matérialisé par une corde de séparation entre les étals de livres à acheter et l’espace de tri des ouvrages. Se faisant rappeler à l’ordre par Charles Aurélien N’Tolla, qui veille lui-même au grain.

Ces commerçants, qui sont aussi présents sur le site du Parc des princes de Bali que les étudiants et les professionnels, sinon plus, ont de la place pour leurs fouilles. Car comme le fait remarquer Martin C., habitué de l’évènement, il n’y a pas assez d’affluence du public.

« Ce qui me scandalise, c’est que vous avez des parents qui passent le temps à se plaindre de la cherté des ouvrages dans les librairies, mais qui ne profitent pas d’une opportunité comme cette foire où ils peuvent trouver ce dont leurs enfants ont besoin quatre à cinq fois moins cher. »

Et il n’y a pas que les parents qui sont pointés du doigt. De son côté, le président de l’Esah déplore le manque d’adhésion des Instituts privés d’enseignement supérieur (Ipes) avec lesquels il a pourtant initié un partenariat afin de leur faciliter l’accès aux ouvrages de recherche et académiques à moindre coût. Même pas une dizaine sur près de 190 établissements.
 

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