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Lutte contre la drogue dans l’ Adamaoua: le campus de Dang en alerte

Politique
Eric Vincent FOMO | 06-02-2018 05:57

Les autorités ont initié une lutte sans merci pour éloigner les étudiants les drogues qui perturbent leur santé.

Les mouvements des drogues sont désormais surveillés au campus universitaire. Et pour cause, Il suffisait juste de fréquenter les chambres des  mini-cités  du quartier Dang, la cité universitaire  et les endroits rarement fréquentés au sein du campus, tels que « golgoltha », pour évaluer le phénomène de la consommation de la drogue en milieu estudiantin.

Les raisons avancées par les adeptes des stupéfiants étaient multiples. Selon les consommateurs réguliers, ces drogues permettraient de réaliser de bonnes performances à l’école. Le danger qui y est associé était cependant souvent banalisé. Les produits les plus prisés  étaient souvent la « colle forte », le « chanvre indien», « la chicha » ou le « tramadol », mieux connu sous le nom de tramol, qui est normalement prescrit pour les  douleurs corporelles.

Pour les jeunes rencontrés et qui acceptaient de se confier sous anonymat, la drogue leur permettrait d’avoir de l’énergie. Beaucoup la considéraient  comme un remontant ou un amortisseur.

Une variété de termes pour décrire ces substances qui optimiseraient certaines capacités du système nerveux central. En clair, selon certains « cop’s », sous l’effet des drogues, le cerveau serait hyper stimulé. Ces substances décupleraient ainsi la concentration ou bien diminueraient les effets de la fatigue.

Pour Marie Noëlle K, la drogue lui permettrait d’être plus concentrée sur ses travaux, lorsqu’elle étudie. « J’avais besoin d’utiliser la drogue pour bien réviser mes cours », affirmait l’étudiante de géographie.

Olivier S, étudiant en Faculté des Sciences, déclarait avoir découvert la drogue par l’entremise des amis. « Nous sommes quatre dans notre  groupe, nous sommes sur ces drogues depuis bientôt deux ans » soulignait-il. Avant d’en essayer, il ne croyait pas que ces médicaments fonctionnaient. « Je devais aborder une fille. Mais je n’avais pas le courage, lorsque j’en ai pris, c’était facile pour moi de lui parler ».

Les sources d’approvisionnent de ces produits restaient bien connues par tous  les dealers. Les vendeurs ambulants des médicaments de la rue qui écoulaient le « tramol » à bas prix, faisaient partie de la chaîne. Les consommateurs étaient également servis à domicile où ils recevaient le  chanvre indien. « Je connais pas mal de personnes qui en vendent. Nous avons un coin au quartier Malang où une sexagénaire nous livre des petits paquets à 100 FCFA.

Nous consommons cette drogue en jouant aux cartes », observait récemment Samaki G, étudiant en Faculté de science d’économie et de gestion. Les effets de la consommation des drogues se sont finalement fait ressentir au campus de Dang. « Il ya trois semaines, la dose que j’ai prise était excessive. J’ai chuté sur le trottoir qui mène à la guérite. J’ai failli en mourir.

Avec le soutien de mes camarades, j’ai été conduit rapidement à l’hôpital pour avoir la vie sauve » témoigne Alfaki M. qui promet de ne plus recommencer. D’où le combat des autorités pour bouter hors du campus universitaire ces drogues qui perturbent la santé des étudiants.

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