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Trafic de drogue: douala, la traque permanente

Economie
Alliance NYOBIA | 07-02-2018 14:50

Les autorités de la capitale économique sont constamment mobilisées pour mettre hors d’état de nuire les trafiquants de stupéfiants.

Certains tenanciers de cafétéria, çà et là dans la ville, ont un succès étonnant auprès d’une clientèle plus que fidèle. Leur secret ? Un Thermos spécial sur leur comptoir, dont le contenu est réservé aux seuls initiés. De fait, le client normal aura sa tasse.

Mais celui qui donne le bon code aura droit à… une tasse minée. Le code est nécessaire aussi pour être servi dans telle ou telle ruelle du quartier Makéa, dans l’arrondissement de Douala 2e où vous verrez des jeunes traîner l’air de rien, à jouer aux cartes ou à « taper » des commentaires sur le dernier Real-Barça. En suivant ces deux premières pistes, vous êtes sur le filon du chanvre indien et de quelques comprimés comme le Tramol. Mais ce ne sont pas les seules drogues qui circulent.

D’autres points de vente ou de transit existent. Martine D., cadre comptable cherchant une coiffeuse de rue, est tombée au lieu dit Carrefour Anatole, non loin du Marché central de Douala, sur un dealer de « cailloux », évoluant pratiquement en mode vendeur à la criée. Le « caillou », autre drogue en vogue, disponible également pour les abonnés aux ruelles de Makéa, se présente, comme son nom l’indique, sous la forme d’une petite pierre.

Le produit est soit écrasé et aspiré directement, soit inséré dans de la cigarette. Dans ce dernier cas, la combustion provoque de petits crépitements. Bon marché, cette drogue est réputée très addictive. La circulation et la consommation de drogues étant quasiment permanentes à Douala, la traque par les forces de l’ordre et de sécurité ne peut pas l’être moins. C’est ainsi que des systèmes de surveillance sont élaborés. Lesquels mettent généralement à contribution le renseignement et des coups de filet réalisés.

C’est particulièrement visible au niveau des entrées et sorties du pays. Au port et à l’aéroport par exemple, où les saisies sont régulières – pour dire le moins. Pas plus tard que le week-end du 26 au 28 janvier, un stock de 75 kg d’amphétamines a été saisi au port de Douala.

La traque s’organise aussi le long du chemin de fer. « Nous avons une convention avec le ministère des Forêts et de la Faune, notamment dans le cadre de la lutte contre le braconnage. Nous mettons à profit cette opportunité pour procéder régulièrement à des fouilles », confie un cadre de Camrail.

Et à l’occasion de ces fouilles, il est arrivé que les équipes tombent sur des cargaisons de cannabis. « La sécurité militaire, la police spéciale des chemins de fer et même les vigiles ouvrent également l’oeil », ajoute notre source. De plus, s’agissant du rail, l’entreprise travaille avec les communautés villageoises riveraines, en termes de surveillance de la voie.

« Les zones de production sont plus ou moins connues. Nos partenaires ont les moyens de donner l’alerte s’ils repèrent une activité suspecte », ajoute-t-on au niveau de Camrail.

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