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« Les services techniques veilleront »

24 heures
Josy MAUGER | 07-02-2018 15:00

L'explication

Dr Taïga, ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales.

Monsieur le ministre, quels sont les objectifs visés par le Prodel?

Le projet a plusieurs objectifs à travers ses trois composantes. La première composante c’est l’amélioration des services de santé animale. Nous voulons, dans ce cadre, renforcer la protection du cheptel national. Il est prévu notamment l’éradication de la peste de petits ruminants avec une vaccination totale et gratuite de l’ensemble du cheptel national sur cinq ans. Dans la même lancée, il est aussi question de diversifier les sources alternatives de traitement dont l’installation des vétérinaires en clientèle privée dans les zones rurales afin d’améliorer l’offre de services techniques. Dans la composante résilience des petits producteurs, il faut les accompagner à pouvoir développer leurs activités d’élevage. L’autre composante vise à développer le service financier. Il s’agit de permettre aux exploitants de tirer profit des investissements bancaires, des crédits bancaires et cela sera suppléé par une subvention de l’Etat dans la modernisation de l’outil de production.

Comment est-ce que les producteurs sont sélectionnés pour ce projet ?

C’est à la demande. Il n’y a pas un choix de fait au début, mais il faut déposer une demande formelle. Tout éleveur ou producteur qui veut moderniser son affaire, qui veut passer d’un stade A à un stade B encore plus important, on l’aide à monter un plan d’affaires en relation avec les microfinances. Le projet financera les différentes étapes.

Y a-t-il des dispositions particulières que les pouvoirs publics ont prises afin que ces fonds soient utilisés à bon escient ?

Les mesures seront celles de suivi et de contrôle, d’évaluation permanente. Il est surtout question de permettre aux banques qui injecteront leurs ressources financières de participer aux recouvrements des coûts qui sont les leurs. En plus, les services techniques veilleront à ce que ce qui est prévu soit fait. Les banques, en fonction de différents niveaux de production, apporteront leur contribution selon les cahiers de charges définis individuellement pour chacun de ces plans de financement.

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