Memve’ele: le barrage partiellement réceptionné

Economie
Aimé-Francis AMOUGOU | 14-02-2018 05:49

Memve’ele, accompagné du gouverneur Félix Nguélé Nguélé, va donner tout son sens à l’événement.

Pour Basile Atangana Kouna, la rencontre de ce 8 février s’inscrit dans la continuité d’un « processus entamé le 16 juin 2012 par le président de la République en personne », lors de la pose de la première pierre. La réception provisoire partielle, va-t-il préciser par la suite, « marque officiellement la fin des travaux ».

Cette cérémonie illustre un fait : l’entreprise chinoise a rempli son contrat, selon le cahier de charges de départ. Le barrage hydroélectrique est achevé de construction, il est prêt à l’utilisation, avec ses 211 MW d’énergie installée entièrement disponibles.

Ainsi, tous les ouvrages de génie civil (digue principale, digue secondaire, canal d’amenée à ciel ouvert, évacuateur de crues…) ainsi que tous les équipements hydromécaniques, à l’instar des vannes au niveau des digues, sont bien construits et installés.

Il reste alors un autre volet, celui qui concerne l’usine ou la centrale hydroélectrique proprement dite et ses quatre turbines d’une capacité de 52,75 MW chacune, et le poste de transformation.

A la validation du bon fonctionnement des équipements installés, il faudra ajouter la ligne d’évacuation de l’énergie produite à Ebolowa et à Yaoundé. On en sera alors à la réception définitive du barrage hydroélectrique de Memve’ele.

Mais, il y a encore un bout de chemin pour y parvenir. D’une part, il faut mener à son terme la construction de la ligne d’évacuation de l’énergie de Nyabisan à Nkolkoumou (Yaoundé). La ligne Nyabisan-Djop, à Ebolowa, est terminée avec ses 294 pylônes.

Et le Projet de renforcement et d’extension des réseaux électriques de transport et de distribution (PRERETD), mis en œuvre par EDC, est en train de construire le point de connexion pour le réseau interconnecté sud (RIS).

  D’autre part, il faudra que les ingénieurs s'assurent, après divers tests, que tous les équipements fonctionnent de façon optimale. En attendant, la satisfaction est exprimée par tous et les retombées se font déjà voir : la route Nyabisan-Meyo-Centre est en cours de bitumage et, promesse confirmée par le MINEE, la ville de Ma’an va bénéficier de 10km de bitumage de sa voirie urbaine.

Pour le maire de Ma’an, « la mise en fonction du barrage permettra de résorber le déficit énergétique, véritable frein au développement de la localité et du Cameroun ». Pour SINOHYDRO, le barrage de Memve’ele se dresse aujourd’hui comme un symbole supplémentaire de la riche amitié sino-camerounaise.
 

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 La cérémonie, présidée par le ministre de l’Eau et de l’Energie a eu lieu jeudi dernier sur le site de l’ouvrage.

Le 8 février 2018 est une date à marquer d’une pierre blanche dans la mise en œuvre du barrage hydroélectrique de Memve’ele. En effet, c’est sur l’esplanade de la centrale électrique du joyau architectural, construit sur le fil de l’eau du fleuve Ntem, qu’a eu lieu la cérémonie officielle portant réception partielle provisoire de cet immense ouvrage devant booster la croissance socio-économique du Cameroun.

En véritable maître de cérémonie, le ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), président de la Cellule d’appui à la maîtrise d’ouvrage de l’aménagement hydroélectrique de Memve’ele, accompagné du gouverneur Félix Nguélé Nguélé, va donner tout son sens à l’événement.

Pour Basile Atangana Kouna, la rencontre de ce 8 février s’inscrit dans la continuité d’un « processus entamé le 16 juin 2012 par le président de la République en personne », lors de la pose de la première pierre. La réception provisoire partielle, va-t-il préciser par la suite, « marque officiellement la fin des travaux ».

Cette cérémonie illustre un fait : l’entreprise chinoise a rempli son contrat, selon le cahier de charges de départ. Le barrage hydroélectrique est achevé de construction, il est prêt à l’utilisation, avec ses 211 MW d’énergie installée entièrement disponibles.

Ainsi, tous les ouvrages de génie civil (digue principale, digue secondaire, canal d’amenée à ciel ouvert, évacuateur de crues…) ainsi que tous les équipements hydromécaniques, à l’instar des vannes au niveau des digues, sont bien construits et installés.

Il reste alors un autre volet, celui qui concerne l’usine ou la centrale hydroélectrique proprement dite et ses quatre turbines d’une capacité de 52,75 MW chacune, et le poste de transformation.

A la validation du bon fonctionnement des équipements installés, il faudra ajouter la ligne d’évacuation de l’énergie produite à Ebolowa et à Yaoundé. On en sera alors à la réception définitive du barrage hydroélectrique de Memve’ele.

Mais, il y a encore un bout de chemin pour y parvenir. D’une part, il faut mener à son terme la construction de la ligne d’évacuation de l’énergie de Nyabisan à Nkolkoumou (Yaoundé). La ligne Nyabisan-Djop, à Ebolowa, est terminée avec ses 294 pylônes.

Et le Projet de renforcement et d’extension des réseaux électriques de transport et de distribution (PRERETD), mis en œuvre par EDC, est en train de construire le point de connexion pour le réseau interconnecté sud (RIS).

  D’autre part, il faudra que les ingénieurs s'assurent, après divers tests, que tous les équipements fonctionnent de façon optimale. En attendant, la satisfaction est exprimée par tous et les retombées se font déjà voir : la route Nyabisan-Meyo-Centre est en cours de bitumage et, promesse confirmée par le MINEE, la ville de Ma’an va bénéficier de 10km de bitumage de sa voirie urbaine.

Pour le maire de Ma’an, « la mise en fonction du barrage permettra de résorber le déficit énergétique, véritable frein au développement de la localité et du Cameroun ». Pour SINOHYDRO, le barrage de Memve’ele se dresse aujourd’hui comme un symbole supplémentaire de la riche amitié sino-camerounaise.
 

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