Il faut privilégier l’approche participative

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 15-02-2018 06:10

Regard

Les « journées de propreté » ne sont pas une invention des temps modernes. Réactivées, il y a quelques années par le ministre de l’Administration territoriale et de de la Décentralisation au terme d’une session de la conférence semestrielle des gouverneurs, ces campagnes  à périodicité désormais hebdomadaire ont toujours existé et avaient pour finalité de permettre aux populations de rendre leur environnement plus sain et plus agréable.

  Les plus anciens d’entre nous se rappellent encore ces descentes inopinées du sous-préfet ou du chef de district flanqué des agents du service d’hygiène et de salubrité. Les temps ont vraiment changé. Les mentalités aussi.

C’est que le problème d’insalubrité, au regard du poids démographique, de l’urbanisation accélérée et de l’accroissement  de la production des déchets ménagers, se pose avec  plus d’acuité.

Le galvaudage « des journées de propreté » qui se ramènent finalement à peu de choses est symptomatique du relâchement et du laisser-aller qui caractérisent nos comportements tant en ville qu’en campagne.

Ici et ailleurs, certaines autorités administratives et municipales ont même voulu  prêcher par l’exemple en allant au charbon, question de montrer la voie. Mais ces sorties  n’impactent que faiblement sur le comportement des populations.

La persistance de l’insalubrité dans nos villes et campagnes malgré le ramdam autour de cette mesure questionne donc son efficacité. Tout laisse croire que la surveillance de la fermeture des commerces intéresse plus les responsables chargés de conduire ces opérations de salubrité que la recherche de l’adhésion des populations à ces campagnes. L’indifférence de ces dernières qui se contentent de rester chez elles illustre à suffire leur faible adhésion à cette mesure.

Il y a lieu de réorienter ces campagnes en œuvrant sur l’approche participative. La remobilisation des populations pour atteindre l’objectif escompté passe par exemple par des campagnes d’explication et de sensibilisation sur le bien-fondé de ces opérations. Il faut faire comprendre à tous que la campagne d’hygiène et de salubrité est une affaire de tous et de chacun.

Elles doivent comprendre que ces opérations qui visent à assainir leur environnement afin de les mettre à l’abri des maladies. Chacun doit d’abord balayer devant sa cour.
 

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