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Marchés, villes: les journées de propreté ne font pas courir

24 heures
Aïcha NSANGOU | 15-02-2018 06:17

Les faits

Dans les quartiers et marchés, si l’on respecte minimalement la décision de fermeture des espaces marchands les jours de nettoyage, l’assainissement n’est pas toujours au rendez-vous. 

Tout est normal… ou presque au marché Mokolo, ce mercredi 14 février. Les rues dégagées du marché mais aussi la propreté de quelques-unes d’entre elles viennent quand même rappeler à l’usager que c’est jour de fermeture du marché pour des besoins de propreté. Cette image est le résultat d’un travail engagé par les équipes de la société Hysacam dès les premières heures de la matinée.

Un comité d’animation et de développement de l’arrondissement de Yaoundé II dont dépend ce marché est aussi impliqué. D’ailleurs, les éboueurs d’un jour sont au four et au moulin. Ils s’activent à épurer les caniveaux au lieu-dit descente pharmacie Elobi. A tout moment, ils pourraient recevoir la visite de Luc Assamba, maire de Yaoundé II.

L’escale du magistrat municipal constitue l’une des quatre de la journée dans le cadre de la phase de supervision des travaux qu’il effectue généralement dans les quartiers. Hier mercredi par exemple, le maire est allé superviser les travaux dans quatre quartiers de son arrondissement : Madagascar, Messa, Oliga et Mokolo.

La descente du maire sur les lieux serait à l’origine de l’effectivité du nettoyage ce 14 février si l’on en croit certains habitués du marché. C’est qu’en temps normal, les journées de propreté ne sont pas véritablement suivies. « On demande aux gens de fermer leurs boutiques pour pouvoir faire la propreté mais ils ne veulent pas.

A Mokolo, très peu de commerçants suivent cette mesure», fait observer une femme venue se faire dessiner les sourcils dans ce marché. Situation similaire au marché central. Ici, le jour de propreté est fixé le mardi.

Mardi dernier par exemple, quelques boutiques étaient en effet fermées mais pas l’ombre d’un quelconque investissement humain. Hysacam effectue une bonne partie du boulot.

En effet, cette réalité s’observe dans plusieurs grandes villes du pays. L’incivisme et l’insalubrité règnent en maître. Un citoyen de Maroua affirme qu’il en est de même dans ce chef-lieu de région. Le dessein poursuivi par cette initiative est pourtant noble : rendre la vie plus agréable dans nos villes et marchés.

« Les gens ont d’autres préoccupations, vous n’allez pas demander à quelqu’un de fermer sa boutique toute une journée pour soit disant nettoyer ou de ne pas aller au travail le matin parce qu’il faut nettoyer la devanture de sa maison», affirme un commerçant au marché Mokolo, qui attend patiemment les clients derrière sa photocopieuse.

Tout commencerait donc par une bonne sensibilisation du bien-fondé de ces journées dont le but est aussi de préserver la santé des populations. 
 

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