Responsive image

Préparation des sénatoriales: pas de quoi stresser

Politique
Yves ATANGA | 19-02-2018 12:33

Le dispositif en place à Elections Cameroon et dans les administrations accompagnatrices dégage une certaine sérénité, malgré un contexte économique et sécuritaire particulier.

La dernière session ordinaire du Conseil électoral d’Elections Cameroon, il y a quatre jours s’est achevée sur une note plutôt rassurante. L’organe indépendant en charge de l’organisation des opérations électorales et référendaires s’est en tout cas montré serein à quelques semaines du premier rendez-vous électoral de l’année.

Les sénatoriales du 25 mars sont déjà dans les esprits depuis la convocation du collège électoral par décret présidentiel le 7 février dernier.

Et même avant, si l’on se fie à l’effervescence du début d’année du côté d’Elecam. Ainsi, lors de la session ordinaire de jeudi dernier, le président du Conseil électoral, Enow Abrahms Egbe et son équipe ont évalué le dispositif en vue de l’organisation du scrutin du 25 mars.

Pour constater et dire avec confiance que globalement, tous les moyens matériels et humains étaient déjà mobilisés. Elecam qui a déjà organisé les premières sénatoriales de l’histoire politique du Cameroun, est un peu rompu à la tâche.

Reste à gérer les aspects liés aux candidatures. Notamment les bulletins de campagne et les bulletins de vote. Et sur ce point, Elecam travaille activement depuis des mois avec ses partenaires, dont la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (SOPECAM) qui a déjà assuré avec brio, l’impression d’une partie du matériel électoral.

Près de 10.000 électeurs constituent le collège électoral pour ce scrutin. Et les organisateurs n’attendent en réalité que le dépôt et la validation des candidaturs pour se faire une idée plus précise des besoins à transmettre aux imprimeurs.

D’où viendraient donc les sons de cloche alarmistes qu’on entend çà et là. Quand l’Etat, par la voix la plus autorisée a entrepris de convoquer le collège électoral, il va sans dire que les conditions sont réunies pour que l’élection se tienne. Sauf à penser que le Cameroun est gouverné par des champions de l’improvisation.

Thèse pour le moins saugrenue, qui est très vite battue en brèche par les faits et l’expérience. Le Cameroun n’est pas à une élection près, et Elecam qui continue de nourrir son savoir-faire, a quand même déjà fait ses preuves. On évoque la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ?

Là encore, il est clair que quiconque chercherait à démontrer qu’il y a péril sur les sénatoriales serait vite à court d’arguments. Premièrement, sur le plan financier, une élection ne s’improvise pas. En convoquant le collège électoral, le président de la République s’est évidemment assuré que les moyens sont disponibles pour organiser l’élection.

Dès lors, le gouvernement, à travers le ministère des Finances, sait très bien ce qu’il a à faire pour accompagner efficacement ce grand moment de la vie politique du pays.

De la voix même du président du Conseil électoral, on apprend que c’est fait. Ensuite sur le plan sécuritaire, les mêmes exigences d’accompagnement du processus électoral et référendaire ont donné lieu depuis longtemps à la mise en place d’un dispositif aujourd’hui bien rodé.

Que ce soit l’administration territoriale à travers les gouverneurs, préfets, sous-préfets et leurs collaborateurs sur le terrain ; ou la Défense grâce à la mobilisation des forces de sécurité, Elecam sait pouvoir compter sur les pouvoirs publics pour l’aider à garantir un scrutin paisible sur l’ensemble du territoire national.

Et ce n’est pas l’action lâche d’une quelconque organisation terroriste qui va arrêter le fonctionnnement de l’Etat du Cameroun. 2018 sera une année électorale. Et ça commence dès maintenant. L’annonce du président de la République a déjà trouvé une première matérialisation avec la convocation de ces sénatoriales.

Un véritable test et une belle occasion de confondre les oiseaux de mauvais augure, trop heureux de prédire le chaos et jamais fatigués malgré les camouflets successifs de l’histoire. On en reparlera donc au soir du 25 mars. Disonsle en toute serénité.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter