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« Nous sommes à Kribi pour simplifier les procédures»

Economie
Pierre Rostand ESSOMBA | 19-02-2018 13:36

Edgard Alain Mebe Ngga'o, ministre des Transports.

Monsieur le ministre, qu’est-ce qui justifie la présence de tous les acteurs du secteur portuaire à Kribi?

Le président de la République a annoncé la mise en activité du Port autonome de Kribi pour cette année. Ce port va booster la croissance économique et permettra au Cameroun d’atteindre son émergence. Alors, même si tout le monde n’est pas ici en ce moment, tous les Camerounais s’y trouvent en pensée et sont tous convaincus que ce qui se passe actuellement à Kribi va contribuer, à coup sûr, à améliorer les conditions de vie des populations. Cela permettra aussi à notre pays de renforcer sa croissance. C’est un objectif qui concerne tous les camerounais. Nous sommes donc venus à Kribi pour une large concertation entre les acteurs du commerce extérieur et poser les jalons du démarrage effectif des activités du PAK.

Pendant les travaux, l’on a évoqué certains problèmes au port de Douala que le PAK se doit de corriger.  Est-ce qu’on peut envisager une harmonisation des procédures de passage des marchandises aussi bien à Douala qu’à Kribi?

S’agissant de la complémentarité, je voudrais le réitérer. C’est une option que le gouvernement a prise, sous l’impulsion du président de la République, de faire en sorte que toutes nos places portuaires fonctionnent comme un guichet unique. L’avènement du PAK ne peut pas signifier le déclin du port de Douala. A ce jour, 98% des échanges entre le Cameroun et l’extérieur s’effectuent au port de Douala. Nous sommes allés à Kribi pour simplifier les procédures. C’est la rapidité du passage des marchandises qui caractérise un port. Si ce passage prend du temps, le port n’est plus compétitif et les opérateurs économiques sont tentés d’aller voir ailleurs. Ce qui est vrai pour le port de Douala, l’est aussi pour le port de Kribi. Le grand enjeu c’est de lutter contre la congestion. C’est elle qui allonge les délais. Pour les ports, le principe est le même. Il faut qu’ils soient compétitifs. Mais ils ont des spécificités. Celui de Douala est un port estuaire qui fonctionne avec un chenal. A Kribi, c’est un port en eaux profondes qui accueille les navires de très grand gabarit.

On devrait donc s’attend à un travail d’équipe…

Toutes les orientations données par le gouvernement aux acteurs ont été prises en compte. J’ai demandé que cette belle synergie ne s’arrête pas seulement au séminaire. Nous ne sommes qu’au début de l’opérationnalisation du PAK. Les défis sont nombreux et variés. Il va falloir que cette même synergie se pérennise et qu’elle soit appelée à accompagner le PAK dans son développement au jour le jour.

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