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Aménagement: le drain, ce lieu de vie

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Rita DIBA | 19-02-2018 13:36

L’idée de l’Atelier permanent d’Urbanisme de Douala est de profiter des atouts naturels de la ville.

24 projets de quartiers sur le Tongo Bassa, collaboratifs, innovants et écologiques, pouvant accueillir jusqu’à 1000 logements chacun. Cela pourrait une piste à explorer pour la Communauté urbaine de Douala (Cud), proposée par des architectes urbanistes, experts internationaux et locaux, lors de la 3e session de l’Atelier permanent d’Urbanisme (Apu) lors de la restitution des travaux, le 16 février 2018 à la Salle des fêtes d’Akwa.

L’Apu est une des concrétisations de l’accord-cadre de coopération signé le 5 octobre 2016 entre la Cud, Bordeaux Métropole et la mairie de Bordeaux. A travers cet Atelier permanent d’Urbanisme dont la session n°3 s’est matérialisée par des descentes sur le terrain, des échanges avec les habitants, il est question de répondre à trois enjeux.

Le premier est l’amélioration du confort de vie des habitants, notamment les 100 000 nouveaux qui arrivent chaque année dans la ville de Douala.

Le deuxième est environnemental, avec la protection du fleuve, des drains et de la mangrove. En troisième lieu, il s’agit d’améliorer l’image internationale de Douala, d’affirmer sa place dans le golfe de Guinée. Un 3e enjeu qui va se matérialiser par le projet Sawa Beach et la coopération ville-port.

Et pour cela, comme l’explique l’architecte urbaniste Nicolas Michelin, la ville doit être en harmonie avec son milieu naturel, faire de son hydrographie la matrice du développement urbain. Ce qui induit que le déguerpissement n’est pas nécessairement un préalable.

D’où l’idée des 24 projets de quartiers sur le Tongo Bassa, après une descente à PK8 notamment. Tout comme des 70 projets de quartiers sur Douala Centre. Il est question de créer un nouveau rapport au drain.

Et pour que ces projets soient durables, une donnée importante, soulignée par Michèle Laruë-Charlus, directrice générale de l’Aménagement de Bordeaux Métropole et chef de mission « Bordeaux 2050 » : « Aujourd’hui, on ne peut plus réaliser de projet sans l’accord et la participation des habitants. C’est ce que nous appelons la société collaborative. »

Toujours pour parler de projets autour des drains, Fritz Ntonè Ntonè, délégué du gouvernement auprès de la Cud, évoque la nécessité de passer du macro aux détails afin de mieux répondre aux besoins de développement : « Schématiquement, du Plan Directeur d’Urbanisme, on est passé aux plans de secteur en définissant de mieux en mieux les nouveaux pôles urbains. »

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