Une cause nationale

24 heures
Rousseau-Joël FOUTE | 20-02-2018 10:39

Regard

On le sait. Le président Paul Biya s’est personnellement engagé à réussir à temps le pari de l’organisation par le Cameroun en 2019, de la 32e édition de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN). Dans un contexte où des forces tapies dans l’ombre guettent le moindre faux pas pour justifier un éventuel retrait de l’attribution de cette organisation au Cameroun.

De toutes les façons, le Cameroun est un pays qui sait relever les défis même quand il a le dos au mur.

D’où l’adage selon lequel « impossible n’est pas camerounais ». Une formule justement inspirée par les prouesses sportives du quintuple vainqueur de la CAN. Le pays de Roger Milla connaît le caractère exceptionnel de la compétition attendue. Car pour la première fois en effet, la CAN va regrouper 24 équipes et se disputer sur sept stades répartis dans cinq villes différentes. Ce qui signifie qu’il y a beaucoup de travail à faire en cette phase préparatoire.

D’ailleurs, le temps presse et le compte à rebours indique 15 mois environ pour honorer l’échéance, étant donné que toutes les infrastructures doivent être livrées deux à trois mois avant le coup d’envoi de la compétition.

C’est dans ce contexte que s’inscrit l’accélération en cours des travaux dans les sites retenus. A l’instar du dégagement, depuis la semaine dernière, des voies d’accès menant au site devant accueillir les activités de la CAN 2019 à Garoua, chef-lieu de la région du Nord.

Le terrassement qui a commencé est la première étape vers la construction du « Boulevard Royal » qui aura 30 mètres de largeur avec quatre voies à double sens. Et pour y arriver, il faut bien libérer les emprises en rasant les échoppes et autres habitations illégalement installées sur le site par des récalcitrants.

Car faut-il le rappeler, le quartier Roumde Adjia où se déroulent actuellement les travaux relève du domaine privé de l’Etat et personne ne peut y brandir un titre foncier légal. C’est dire que les personnes déguerpies qui expriment aujourd’hui leurs émotions sont de mauvaise foi à plus d’un titre, lorsqu’on sait qu’elles ont été informées qu’il fallait libérer les lieux depuis 2014, année où la Confédération africaine de football a désigné le Cameroun pour organiser en 2019 la grand’messe du football africain.

Pour toutes ces raisons donc, les personnes situées sur les emprises des travaux, à Garoua comme ailleurs dans le pays, n’ont pas d’autre choix que de collaborer au lieu de chercher à défier les pouvoirs publics alors même qu’elles ne sont pas dans leur bon droit.

Car en définitive, force restera toujours à la loi. Le pays tout entier ne saurait courir le risque de se couvrir d’opprobre parce qu’un chantier est bloqué par des individus évoluant en marge de la loi. Disons- le maintenant haut et fort.

Du fait de l’adversité, l’organisation de la CAN 2019 est devenue une cause nationale. Toutes les forces vives doivent se mobiliser pour relever ce challenge majeur et inscrire une nouvelle fois en lettres d’or le nom du Cameroun dans les annales du football continental.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter