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Kiosques multi-usages: les bonnes affaires des commerçants

Economie
Aïcha NSANGOU | 20-02-2018 12:34

Repartis dans plusieurs artères de la ville depuis six mois, ces espaces marchands sont de plus en plus fréquentés par les Yaoundéens.

«Des beignets au sucre, s’il v o u s plaît». En cette matinée du 19 février 2018, ce commerçant ne cesse d’en emballer pour des clients. Ils n’ont certainement pas eu le temps d’avaler un bout avant de sortir de la maison.

Opération rattrapage donc dans ce kiosque d’une grande boulangerie de la place, en face de l’immeuble rose. Il en a tellement vendu qu’à un peu plus de 11h, il ne lui en reste plus grand chose. Il rappelle la base et dans les prochaines minutes, il sera livré.

Difficile d’avoir le montant des recettes journalières auprès du jeune vendeur mais ça va bien au-delà des 100.000 F, confiera-t-il enfin. Installé dans les trois box qui constituent le kiosque de 6m2, il propose aux clients, divers produits de boulangerie.

A un jet de pierre de lui, trois autres commerçants proposent leurs produits. Deux vendent un peu de tout (bonbons, biscuits, chocolats etc.) et font également des transferts de crédit. Au milieu, c’est un box réservé à une entreprise de transfert d’argent. Très peu de commerçants souhaitent donner le montant de leurs recettes journalières mais ils consentent tout de même à donner des approximations.

Serges qui vend un peu de tout a payé son kiosque à 600.000 F l’an. Il essaye au quotidien de rentrer dans ses frais et espère y parvenir avec une recette d’environ 50.000 F par jour. Il déplore tout de même la concurrence déloyale des commerçants installés non loin de là au bord de la rue.

Cet agent d’une entreprise de transfert d’argent n’est pas moins dans un environnement de concurrence, mais il se réjouit des retours qu’il a des clients qui défilent par dizaines devant lui chaque jour. « Les gens sont contents parce qu’ils disent qu’on est désormais plus proche d’eux.

C’était notre objectif et je crois qu’il est en train d’être progressivement atteint. Parfois vous arrivez ici et vous trouvez un monde fou aligné et cela c’est notre plus grande satisfaction», indique l’agent sous anonymat.

Des kiosques, une centaine pour le moment dans la capitale, font en effet le bonheur de nombreux citoyens. On en trouve au centre-ville, mais également dans des quartiers. C’est le cas à Nsam, où les deux principaux carrefours sont pourvus en kiosques.

D’une part donc, on a des commerçants qui font de bonnes affaires, d’autre part des clients qui ont une diversité d’offres de service à leur portée. La Communauté urbaine également, car en effet, ces derniers participent à l’embellissement de la ville.

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