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Idrissa Ouédraogo: fin de scénario

Culture
Maïmounatou BOURZAKA | 20-02-2018 14:49

L’icône du cinéma africain s’est éteinte le 18 février dernier dans une clinique à Ouagadougou.

Idrissa Ouédraogo n’est plus. L’Union nationale des cinéastes du Burkina, à travers un communiqué, s’est faite le canal de la triste nouvelle, quelque temps après le décès le 18 février dernier, dans une clinique de Ouagadougou, capitale du cinéma africain.

L’emblématique cinéaste burkinabè a succombé à un accident vasculaire cérébral. En 64 ans de vie, dont 38 consacrés au 7e art, il a marqué le cinéma africain. Idrissa Ouédraogo a eu une carrière bien remplie et a connu moult sacres.

Ses films ont traversé les frontières, et ont été récompensés dans les plus grands festivals. Son parcours cinématographique aussi bien dans la réalisation que la production, affiche au compteur une quarantaine de longs et courts métrages.

Elle débute en 1981 avec « Poko », qui reçoit le Prix du meilleur court-métrage au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco). Après avoir complété sa formation à l’Institut des hautes études cinématographiques de Paris et à la Sorbonne, il réalise en 1986 son premier long-métrage, « Yam daabo ».

La suite, c’est avec « Yaaba » en 1988, salué par la Critique au Festival de Cannes en 1989 et Prix du public au Fespaco la même année. En 1990, il réalise « Tilaï », une de ses références, et remporte le Grand Prix du jury à Cannes en 1990, le Prix du meilleur long métrage au premier Festival du cinéma africain de Milan en 1991, ainsi que l’Étalon d’or de Yennenga (Grand prix du FESPACO). Il créera par la suite, sa société de production, « Les films de la plaine ».

D’autres prouesses cinématographiques sont à mettre à son compte, comme Karim et Sala (1991), Samba Traoré (1992), « Le Cri du coeur » (1994), « Kini et Adams » (1997), « La colère des dieux » (2003). En 2002, Idrissa Ouédraogo participe au film de réflexion collective sur les attentats terroristes de New York.

En plus du grand écran, Idrissa Ouédraogo baigne dans l’univers du petit écran, avec des séries comme « Kadi Jolie » et « Trois hommes, un village ». Ses productions ont donné une visibilité au Burkina Faso et ont contribué à faire de ce pays d’Afrique de l’Ouest l’une des plaques tournantes du cinéma continental et mondial.

Avec la disparition de Idrissa Ouédraogo, l’Afrique « perd l’un de ses plus valeureux ambassadeurs », a souligné le président du Burkina Faso, Roch Kaboré. Le cinéaste burkinabè sera inhumé ce mardi 20 février au cimetière de Gounghin, à Ouagadougou.

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