Les jeux restent ouverts

Politique
Jean Francis BELIBI | 21-02-2018 12:21

Regard

Elections sénatoriales du 14 avril 2013. Les premières de l’histoire politique du Cameroun. Dans la région du Nord-Ouest, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) fait face au Social Democratic Front (SDF) dont la liste est conduite par son président national, John Fru Ndi.

Tout semble indiquer que la première formation de l’opposition camerounaise ne devrait avoir aucune difficulté à remporter cette élection puisqu’elle détient le plus grand nombre de conseillers municipaux de la région.

Coup de théâtre au moment de la publication des résultats définitifs le 29 avril 2013 par la Cour suprême siégeant comme Conseil constitutionnel : c’est le RDPC qui remporte finalement les sept sièges mis en jeu dans le Nord-Ouest. En clair, des conseillers municipaux du SDF ont porté leur choix sur la liste du RDPC. La fameuse notion de discipline du parti n’a donc pas été respectée ici.

Le toilettage en cours des listes du collège électoral devant prendre part à l’élection des sénateurs prévue le 25 mars 2018 au Cameroun souligne qu’ils sont près de 10 000 conseillers municipaux avec le RDPC majoritaire dans les dix régions du pays.

Sauf erreur de parcours, on en a connu en 2013 avec la disqualification des listes de cette formation politique dans deux régions du pays pour nonrespect des prescriptions du Code électoral, tout indique que le parti au pouvoir devrait rafler les 70 sièges en jeu. Ça c’est sur le principe.

Mais on a bien vu que d’autres formations politiques ont choisi de faire acte de candidature à cette élection dans diverses régions du pays. Leur espoir : le vote est secret et les électeurs décident en leur âme et conscience dans l’isoloir.

Il revient donc aux différents partis politiques disposant de conseillers municipaux devant prendre part à cette élection de se mettre résolument en campagne en vue de mieux sensibiliser leurs électeurs potentiels.

Ceci passera sans doute par les professions de foi et les programmes qui leur seront proposés. Car, elle est aujourd’hui loin l’époque où la fameuse discipline du parti était brandie pour faire comprendre à l’électeur où se trouvait son intérêt.

Il est donc à parier que les prochains jours vont être particulièrement serrés pour les différents partis politiques engagés dans la course pour le renouvellement du Sénat du parlement.

Un engagement qui devrait être plus soutenu de la part du Rassemblement démocratique du peuple camerounais qui vise, pas moins que 70 sièges, au cas où toutes ses listes parviennent à franchir l’obstacle de l’examen des candidatures par le Conseil électoral d’Elections Cameroon et le Conseil constitutionnel.

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