Respect scrupuleux des délais !

24 heures
Jean Marie NZEKOUE | 21-02-2018 12:36

Regard

Le Cameroun va accueillir le plus grand événement sportif du continent africain en juin 2019, soit dans 16 mois environ. Les différents ouvrages devant être prêts et disponibles au moins trois mois avant le début de la compétition, selon les engagements contractuels, on mesure le chemin qui reste encore à parcourir pour atteindre les objectifs fixés.

Du coup, certains signes d’inquiétude sont apparus ces derniers temps, amplifiés par des informations incontrôlables véhiculées par les réseaux sociaux. Principal sujet de préoccupation : les délais, des sources alarmistes à souhait, laissant même entendre que le gap à rattraper serait de 6 à 12 mois selon les critères d’évaluation.

L’annonce de la démission du chef du projet de construction du Complexe sportif d’Olembé a semé davantage la confusion dans les esprits, même si dans un récent communiqué, la Direction générale de l’entreprise italienne en charge des travaux, rassure l’opinion sur le fait que cette démission « n’a aucunement entamé le rythme et la qualité des travaux sur le site, les nouvelles équipes d’ingénieurs et techniciens étant toujours à pied d’oeuvre».

Des assurances qui remettent au goût du jour l’état d’avancement des travaux sur les différents chantiers. Des chantiers qui couvrent une vaste palette d’infrastructures les plus variées : stades, terrains d’entrainement, hôtels, restauration, voies de communication, télécommunication, prise en charge sanitaire, accès à l’eau et à l’électricité, etc. Un décompte rapide, des travaux déjà effectués ou en cours de réalisation laisse apparaître des satisfactions, mais aussi beaucoup d’attentes.

Mais ne perdons pas de vue que si dans l’organisation de la CAN, les infrastructures sportives constituent l’aspect le plus visible, ce grand événement va audelà du football pour s’étendre à d’autres domaines de la vie nationale comme la construction des voies de communication, la réhabilitation des voieries urbaines des villes d’accueil, la modernisation du transport public de masse, l’aménagement de l’espace urbain, etc.

Pour éviter toute mauvaise surprise, il est impératif d’accélérer la cadence pour « être prêt le jour dit », comme l’a promis le Chef de l’Etat en personne. Autant dire qu’aucune approximation, aucun laxisme, aucune marge de tolérance ne sont plus envisageables si on veut rester conforme aux prescriptions de la dernière mission d’inspection de la CAF.

La date butoir étant connue longtemps à l’avance, le compte à rebours doit pouvoir intégrer et surmonter toutes les pesanteurs susceptibles de nuire au respect des engagements contractuels.

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