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Huiles végétales raffinées non-conformes: la répression a commencé

Economie
Josy MAUGER | 22-02-2018 12:08

La brigade des contrôles de ministère du commerce et les services de la douane sur le terrain de la répression.

Il y a quelque temps, les éléments de la brigade des contrôles et de la répression des fraudes du ministère du Commerce (Mincommerce) ont surpris en flagrant délit, le chauffeur d’un camion-citerne stationné en plein marché Etoudi à Yaoundé.

Celui-ci était en train de transvaser d’énormes quantités d’huiles végétales raffinées non-conformes dans des cuves de 200 litres qui ensuite étaient transférées par ses complices dans des bidons opaques de 20 litres ainsi que dans des bouteilles en plastique de un et de deux litres.

La citerne en question contenait 15.000 litres d’huile raffinée non-conforme appelée communément « vrac ». Selon Désiré Manga Anaba, chef de section de la brigade nationale menant l’opération ce jour-là, le camion a tout de suite été saisi ainsi que les réservoirs et bidons d’huile.

Un tour dans le magasin situé dans le même quartier a permis aux éléments de cette brigade de mettre la main sur tout un arsenal constitué de jerrycans et autres citernes pleins d’huile. En tout, 5000 litres ont été découverts dans ledit magasin qui a d’ailleurs été mis sous scellé.

Cette opération, selon le chef de section, fait suite aux instructions du ministre du Commerce demandant à toutes les délégations régionales et départementales d’investir les marchés depuis la découverte récente des stocks d’huile non-conforme introduits frauduleusement dans l’espace commercial du pays.

Concernant les supermarchés et autres magasins, des contrôles systématiques sont aussi effectués. La brigade a à cet effet opéré des descentes dernièrement et saisi des dizaines de cartons d’huiles non-conformes. D’après Désiré Manga Anaba, ces produits sont soupçonnés de ne pas être enrichis à la vitamine A. Une exigence de la loi camerounaise et qui donne accès au certificat de conformité délivré par l’Anor.

Jacquis Kemleu Tchabgou, secrétaire général de l’Association des raffineurs des oléagineux du Cameroun (Asroc) indique que bien d’autres saisies de grande envergure de cargaisons d’huiles raffinées nonconformes et au conditionnement douteux ont également été effectuées par la Douane à Maroua et à Kye-Ossi.

Il explique que les services de la douane ont également engagé depuis lors d’autres mesures tendant à assainir l’espace commercial. A ce sujet, le DG de la douane a instruit ses collaborateurs de surveiller tous les postes frontières.

« Aucune cargaison d’huile végétale raffinée n’entre plus sans certificat de conformité », explique le SG. Pour mieux traquer les fraudeurs, d’autres équipes de la douane restent aussi en poste au niveau du port et vérifient qu’aucun container soupçonné de contenir ces types huiles ne sort de l’espace portuaire.

A cet effet, les inspecteurs douaniers ne devraient pas leur délivrer de bon à enlever si les responsables ne détiennent pas un document délivré par la SGS ainsi que le certificat de conformité remis par l’Anor.

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