Les erreurs à éviter

Politique
Rousseau-Joël FOUTE | 22-02-2018 12:16

Regard

D’après le Code électoral, les déclarations de candidatures en vue de l’élection des sénateurs se font en application des articles 164 à 166 de la loi du 19 avril 2012 portant Code électoral, modifiée et complétée par la loi du 21 décembre 2012.

C’est donc dire que ces candidatures font l’objet, dans les 15 jours suivant la convocation du collège électoral, d’une déclaration en triple exemplaire, revêtue des signatures légalisées des candidats.

Cette déclaration, qui doit se faire au plus tard aujourd’hui en vue des sénatoriales du 25 mars 2018, doit être déposée et enregistrée, contre récépissé, à la Direction générale des élections ou au niveau du démembrement départemental d’Elections Cameroon de la circonscription concernée.

Dans les articles 164 à 166, le législateur a bien précisé les mentions et les pièces ou documents qui doivent accompagner la déclaration de candidature, ainsi que le montant du cautionnement à verser au Trésor public.

C’est ainsi que le 20 mars 2013, le Conseil électoral d’ELECAM, réuni en sa session de plein droit pour procéder à l’examen des dossiers de candidatures à l’élection des sénateurs du 14 avril de la même année, avait pris une résolution portant rejet de certaines listes qui avaient été soumises à son examen.

Sur les 40 listes de candidats présentées par huit partis politiques, 23 listes de candidats avaient été rejetées au motif qu’elles ne « remplissent pas les conditions requises par la loi ».

A titre d’illustration, les listes de l’ANDP avaient été rejetées dans l’Extrême- Nord, entre autres, pour absence de femmes sur la liste des candidats titulaires; dans le Sud pour défaut de certificat d’imposition ou de non-imposition pour un candidat titulaire ; dans le Sud-Ouest pour présentation des bulletins n°3 de certains candidats non conformes parce que délivrés par la police en lieu et place de la justice en violation du Code de procédure pénale du Cameroun.

Le RDPC, parti majoritaire, avait également vu quatre de ses listes rejetées. Dans l’Adamaoua, un candidat suppléant de ce parti n’avait pas produit d’attestation d’inscription sur la liste électorale et un autre n’avait pas produit de déclaration sur l’honneur.

A l’Ouest, toujours dans le RDPC, une candidate avait produit un bulletin n°3 non conforme parce que délivré par la police en lieu et place de la justice. Puis, un candidat suppléant avait produit une déclaration de candidature en trois exemplaires non légalisés.

En ce qui concerne le SDF, une liste de ses listes avait été rejetée, du fait que l’un de ses candidats suppléant n’avait pas légalisé dans le Littoral sa déclaration de candidature. Alors que s’intensifient les préparatifs de la deuxième élection des sénateurs, les partis politiques et leurs candidats en lice savent désormais à quoi s’en tenir si on suppose qu’ils ont appris de leurs erreurs du passé.

Des erreurs à éviter dans la perspective des sénatoriales du mois prochain, au risque de s’exposer à nouveau au rejet des listes non conformes à la loi.

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