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Le casse-tête du contrôle parental

24 heures
Simon Pierre ETOUNDI | 23-02-2018 11:24

Le contexte

Les enfants sont de plus en plus soumis aux influences extérieures, quand les parents sont absorbés par leurs occupations quotidiennes.

Fesser, est-ce éduquer ? Revoilà la question des châtiments corporels à la une. La faute à une série de récents incidents malheureux qui ont entraîné des parents à commettre l’irréparable : ôter la vie à leur progéniture.

Personne n’ose pourtant imaginer qu’en prenant la décision de donner une « correction » à son enfant récalcitrant, un parent a l’intention de lui donner la mort. Mais l’irréparable se produit parfois. Et les risques sont chaque jour, plus grands de voir les parents sortir de leurs gons.

En effet, l’on observe dans notre société une montée en flèche de l’indiscipline des enfants. L’ouverture au monde à travers la télévision et Internet a fait un travail de sape dans les esprits, au point où les enfants ne savent plus quelles sont les limites du permis et de l’interdit.

Pour ne pas arranger les choses, les parents face à la pression sociale, professionnelle et économique, accusent le coup de cette donne. Ils sont plus enclins à gérer les contraintes du quotidien, au point où certains oublient leur devoir parental basique : le suivi de l’éducation de leur progéniture. Dans ces conditions, les dérapages des enfants sont de plus en plus nombreux et les réactions des parents (qui se sentent fautifs d'avoir perdu pied) parfois disproportionnées. En tout cas, sous couvert d'éducation, certains parents ont encore recours aux fessées, claques, secousses pour se faire obéir.

Il y a en malheureusement qui dépassent carrément les limites de l’acceptable. Ils ne mesurent pas les conséquences réelles de ces gestes sur l'enfant : impact sur le contrôle émotionnel, augmentation de l'agressivité, stress, conséquences sur la santé morale et physique etc. Pourtant la loi encadre les comportements de parents vis-à-vis de leurs enfants. Le Cameroun a ainsi ratifié la Convention internationale des droits de l’Enfant dont l’article 19 recommande aux Etats de « protéger les enfants contre toute forme de violence physique ou mentale ». Assurément la loi camerounaise protège les enfants de toute forme de violence.

Mais dans les faits, le poids des moeurs locales accorde peu d’importance à la loi en cette matière. Et les parents ont encore le droit de vie et de… mort (hélas) sur leurs enfants. « Si on ne peut plus donner une fessée à son enfant sans passer devant le tribunal, je me demande un petit peu ce qu'on va faire avec nos enfants. » lance Y.E. un cadre camerounais qui avoue « corriger » fermement, mais sans méchanceté ses enfants. Il n’est pas le seul à penser ainsi. C’est malheureusement la réalité chez nous….

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