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Les élections en ligne de mire

24 heures
MESSI BALA | 26-02-2018 14:17

Le contexte

L’ambition de mettre le parti en ordre de bataille a présidé à la tenue des assises.

Le 9e congrès du Social Democratic Front (SDF) devait se tenir en 2016. Il fut reporté pour des raisons financières. En 2017, le renvoi fut justifié par les troubles dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, cette dernière abritant le siège du parti.

Si la redistribution des cartes à laquelle on a assisté du 22 au 24 février 2018 a eu lieu, ce n’est pas tant parce que les raisons des précédents ajournements ont disparu. Il y avait encore des soucis financiers.

Pour preuve, on en attendait 2452, mais plus de 1000 délégués ne sont pas arrivés à Bamenda, attendant la logistique de déplacement. Le congrès s’est déroulé en zone hautement sécurisée parce que des sécessionnistes menaçaient de s’en prendre aux participants. En fait, c’est la perspective des élections attendues tout au long de cette année qui a motivé le Chairman à tenir coûte que vaille ces assises.

Et au rang des scrutins très attendus, la présidentielle. D’où la désignation du candidat du SDF pour cette élection au cours d’une session spéciale d’investiture. L’honorable Joshua Osih a gagné l’investiture face à l’architecte Simon Fobi Nchinda, député aussi par ailleurs.

En dehors de l’élection présidentielle, les acteurs du SDF avaient aussi les yeux rivés sur les sénatoriales dont le dernier délai de dépôt de listes intervenait le jour du démarrage du congrès. En raison de diverses tractations, les postulants ont presque eu les « mains libres » pour constituer les listes de potentiels sénateurs.

Et si l’on s’en tenait au calendrier des différents mandats électifs, le congrès avait enfin pour visée de mettre le parti en ordre de bataille pour les municipales et les législatives à venir.

Plusieurs cadres de ce parti ont confié à CT que la qualité de la personnalité devant conduire la bataille de la présidentielle était déterminante pour remobiliser les troupes aux élections locales.

Car si ces dernières étaient précédées par la présidentielle, le score du SDF par rapport à celui du candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun serait un indicateur sur le primat de l’opposition face au Rassemblement démocratique du peuple camerounais et ses alliés de la majorité présidentielle.

Et si les municipales et les législatives étaient organisées avant, alors le candidat du SDF à la présidentielle serait obligé de sillonner tout le territoire pour motiver les militants et sceptiques, en sachant que ces élections locales constitueraient un test grandeur nature de la présidentielle.

 

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