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Douala: une tornade et des dégâts

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Mireille ONANA MEBENGA | 27-02-2018 08:56

Inondations, arbres déracinés, panneaux arrachés et autres dommages causés par la pluie dans la nuit de dimanche à lundi.

La forte pluie accompagnée de vents violents qui s’est abattue sur la ville de Douala dans la nuit de dimanche à lundi – plus précisément entre 23h et 3h du matin, est à l’origine d’importants dégâts matériels enregistrés ici et là.

A la Salle de fête d’Akwa, un gros arbre dont le feuillage servait d’abri aux usagers en attente d’un taxi ou d’une moto, a été déraciné. Conséquence, il est resté un énorme trou entre la chaussée et le trottoir, ce qui a gêné la circulation sur cette partie de la route pendant une partie de la matinée. La prompte réaction des agents de la Communauté urbaine de Douala (Cud) a permis de libérer la chaussée peu avant 9h.

Du côté de Bali, c’est l’enseigne lumineuse d’une station service, qui a été brisée en mille morceaux, laissant à l’air libre des fils de courant électrique. Non loin de là, c’est un panneau publicitaire qui a subi la fureur des vents. Et le panneau de Bali n’est pas le seul à être tombé : une bonne partie de ces installations, fixées de part et d’autre de la ville, ont également été endommagés.

Au quartier Ndogbong, situé dans le troisième arrondissement, un domicile construit sur un drain a gêné le passage des eaux, causant l’inondation de plusieurs autres habitations. Pendant près de deux heures, les familles touchées ont enlevé eau et boue en grandes quantités dans leurs domiciles respectifs.

Au quartier Ndogpassi II, derrière le commissariat du 14e arrondissement, dans la commune d’arrondissement de Douala III, la charpente et la toiture d’un immeuble posées samedi ont été arrachées par le vent violent de la même tornade, coupant au passage des fils électriques de haute et moyenne tension, avant d’aller finir leur course sur le mur d’un groupe scolaire. Le quartier s’est retrouvé privé d’énergie électrique.

Toujours dans le même coin, de nombreuses habitations construites en matériaux provisoires ont été soufflées par le vent. A Makepe Missoke, c’est la rivière Kondi qui est sortie de son lit, occasionnant une inondation sur le pont. Au service de la météorologie, on pointe du doigt les changements climatiques, en soulignant qu’il faudrait s’attendre à d’autres précipitations de la même envergure .

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