La campagne se prépare déjà

Politique
Azize MBOHOU | 28-02-2018 09:56

Dans les états-majors des partis politiques, ces acteurs sont sensibilisés pour un vote dans le respect des objectifs du parti.

La campagne électorale en vue de l’élection des sénateurs s’ouvre formellement le 10 mars prochain. Onze jours avant cette date, les formations politiques pensent déjà à cette période déterminante pour un vote gagnant. Ce, en attendant les listes des candidatures habilitées à concourir par le Conseil électoral d’ELECAM qui poursuit les travaux de sélection de celles-ci.

D’abord, en l’absence des conseillers régionaux, l’élection sénatoriale engage exclusivement les conseillers municipaux. C’est un collège électoral de près de 10 000 membres sur l’ensemble du territoire national, qui fait l’objet de toutes les attentions. Au Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), l’ambition est de rafler tous les 70 sièges sur l’ensemble du territoire national.

D’ailleurs, au regard des statistiques disponibles à Elections Cameroon (ELECAM), ce parti comporte le plus grand nombre de conseillers et peut atteindre son objectif.

De plus, les électeurs (conseillers municipaux RDPC) savent que le respect de la consigne de vote est de mise. A l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), il n y’a rien de « hasardeux » si le parti a présenté les listes dans les dix régions, même s’il ne comporte pas de conseillers municipaux partout.

Pour le Bureau politique de ce parti, « toutes les ressources nécessaires ont été mobilisées pour relever ce défi ». Pour l’UNDP, comme pour de nombreux partis, c’est la démocratie qui doit s’exprimer.

L’enjeu, comme à l’Union des populations du Cameroun (UPC), est d’avoir une chambre où toutes les formations politiques sont représentées. Ceci dit, le vote va au-delà d’une appartenance partisane, mais une contribution à la promotion de la démocratie. L’UPC compte donc sur son plan de campagne et son programme politique pour convaincre les conseillers municipaux de tous les bords politiques.

Si les partis politiques se réservent chacun de dévoiler sa stratégie, l’on note tout de même une constance : chaque formation entend tout faire pour convaincre le collège électoral de sa région, et obtenir son soutien.

Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), l’Union démocratique du Cameroun (UDC) ou encore l’Union for Democracy and Progress (UDP), ont identifié cette approche et comptent bien en tirer gain. Le Social Democratic Front va plus loin en convoquant « la conscience » des conseillers municipaux lors du vote.

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