Festival Madiba: eclats de terroir au bord du Wouri

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Alexandra TCHUILEU N. | 28-02-2018 14:12

L’événement s’est clôturé en apothéose samedi à Bona’Anja-Siga Bonjo, en présence du Minac.

Bouquet final samedi 24 février dernier pour le festival Madiba, à Bona’Anja et Bonjo, dans le canton Wouri-Bwele, non loin de Douala. Rendue à sa troisième édition cette année, la manifestation a, cette fois encore, donné à voir, au travers de diverses articulations, la richesse du terroir sawa.

Mais aussi, oeuvré à la perpétuation des croyances et rituels ancestraux, perçus comme de véritables expressions et symboles culturels.

Autre objectif poursuivi par le festival, faire revivre l’ambiance des rencontre intercommunautaires à l’occasion desquelles les fils sawa se retrouvaient sur des débarcadères, des plages ou des marchés, pour divers échanges.

Le public présent a pu découvrir et se délecter de joutes traditionnelles comme la course de pirogues, épreuve toujours captivante, ou le concours de plongée en apnée, épreuve pendant laquelle le spectateur, à moment donné, retient lui aussi son souffle…

Parades nautiques, danses patrimoniales et gastronomie traditionnelle ont également agrémenté ce samedi ensoleillé sur les berges du Wouri. La tradition étant par ailleurs riche de mystères, quelques faits ont pu piquer la curiosité des uns et des autres.

Comment expliquer par exemple que ce natif sawa, en tenue traditionnelle, le front ceint d’une couronne d’herbes, reste de marbre, couché sur le dos, alors qu’un feu de bois est allumé sur sa poitrine ? Secret d’initié, sans doute… Parrain de l’événement, le ministre des Arts et de la Culture, le Pr. Narcisse Mouelle Kombi, dans son allocution, a parlé de « noble et louable initiative », s’agissant du festival Madiba.

Un projet dont la consistance et les objectifs « sont en parfaite résonnance avec les missions du ministère des Arts et de la Culture », dira-t-il. La préoccupation du gouvernement étant la préservation, le développement et la promotion du riche patrimoine culturel, matériel et immatériel du Cameroun.

« Le dynamisme créatif de nos communautés, la richesse culturelle de nos terroirs et les fabuleux gisements de trésors artistiques de notre pays s’exposent de plus en plus dans des festivals », poursuivra le Minac, avant d’ajouter peu après :

« Nous plaidons pour une floraison toujours plus fructueuse de ce que le président Paul Biya appelle le bouquet culturel national, à travers des événements comme le festival Madiba ».

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