Vivement le happy end !

24 heures
Grégoire DJARMAILA | 01-03-2018 05:09

Regard

Le football camerounais a excellé ces dernières années non pas (seulement) par ses performances mais par l’inflation des feuilletons administratifs et judicaires. Aussi bien dans les arcanes de la Fifa que dans les rôles du Tribunal arbitral du sport, le  Cameroun fait partie des « dossiers chauds ».  C’est que la crise institutionnelle née des querelles autour du processus électoral à la Fecafoot, est devenue un casse-tête chinois à la fois pour les deux instances et pour le gouvernement camerounais.

Ces conflits à répétition ont polarisé la question autour des intérêts parfois éloignés de vraies causes du football. Le climat délétère qui en a découlé a fini d’installer l’instance faitière du football camerounais dans une instabilité quasi-permanente et une logique d’éternel recommencement. Ce mauvais jeu des acteurs qui se tiennent par des micmacs est préjudiciable au développement de ce sport.

Le deuxième bail accordé au Comité de normalisation actuel procède du souci de la Fifa (on l’espère) de vider définitivement le contentieux de la Fecafoot. Le feu vert accordé mardi dernier à l’équipe de Me Happi, devra lui permettre de parachever la réécriture des textes  qui doivent encadrer un processus électoral qui génère moins de litiges.

A priori, ces six mois supplémentaires peuvent paraître longs mais quand on connaît l’épaisseur du nouveau  cahier de charges assigné au Comité, ce nouveau bail peut s’avérer court.

Il faut donc mettre à profit cette bonification de mandat pour travailler plus sereinement sur l’ensemble des instruments juridiques qui encadrent l’activité footballistique en particulier et le mouvement sportif camerounais en général. Les membres du Comité doivent mettre les bouchées doubles dans l’optique d’assainir l’environnement général du football.

Ces nouvelles missions doivent déboucher, au soir du 31 août, sur des textes affinés et toilettés et sur un exécutif légitime et légal. Dans cette opération de sauvetage, chaque acteur impliqué doit jouer pleinement sa partition.

La mise à jour de la loi du 15 juillet 2011 relative à l’organisation et la promotion des activités physiques et sportives au Cameroun est d’une nécessité absolue. Les récriminations portant sur les incongruités de ce texte ont été fort heureusement rappelées par la Fifa.

L’incursion de la chambre de conciliation et d’arbitrage instituée auprès du Comité national olympique et sportif du Cameroun dans le règlement des litiges sportifs a, à l’analyse,  créé plus de problèmes qu’elle n’en a résolus.

La mise en place d’un exécutif à la tête de la fédération en charge de la gestion du football est donc d’un impératif absolu pour le Cameroun qui est engagé dans la préparation de la CAN 2019.

La CAF a besoin d’un interlocuteur stable dans le temps et non d’une équipe dédiée à la gestion des affaires courantes. Ici et maintenant, il faut clarifier la question de l’encadrement de la sélection nationale de football.

L’imbroglio entretenu autour de la fin, depuis le 09 février dernier, du contrat du sélectionneur principal des Lions indomptables, n’est pas pour créer une sérénité au sein de l’équipe nationale à un peu plus d’un an de la grand’messe du football africain en terre camerounaise.

Mais tout reste jouable si tout le monde est animé d’une même volonté de sortir le football camerounais de son yoyo actuel.
 

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5 commentaire(s)

    1 a écrit le 2018/06/18 00:47:56 :
    vega
    1 a écrit le 2018/06/18 00:47:56 :
    vega
    1 a écrit le 2018/06/18 00:47:56 :
    vega
    1 a écrit le 2018/06/18 00:47:56 :
    vega
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