Ce que dit la loi: d’où viendront les ressources financières ?

Politique
Jean Francis BELIBI | 01-03-2018 04:48

Dès le 10 mars prochain, les partis politiques retenus pour prendre part aux élections sénatoriales du 25 mars 2018 rentreront officiellement en campagne.

Durant deux semaines, même si l’effervescence pourrait ne pas être la même, en raison de ce que le scrutin annoncé ne concerne qu’un collège électoral d’environ 10 000 conseillers municipaux, la scène politique nationale va donc vivre au rythme de la campagne électorale.

Or qui dit campagne électorale parle de mobilisation de ressources financières soit pour l’organisation des différentes rencontres, la confection des professions de foi…

En la matière, il faut indiquer que l’environnement politique camerounais a bien évolué. En effet, l’on est passé des dotations spéciales qui étaient décidées jusqu’en 2000 à un arsenal juridique bien huilé.

C’est ainsi que l’on est passé de la loi du 19 décembre 2000 relative au financement des partis politiques et des campagnes électorales à celle du 19 avril 2012 portant Code électoral qui arrête les modalités afférentes à ce financement.

Ainsi donc, l’article 284 en son alinéa 1 précise que « L’Etat participe au financement des campagnes électorales et référendaires par la prise en charge de certaines dépenses des partis politiques ou des candidats ».

Dans le cadre de la campagne qui doit démarrer le 10 mars prochain, les modalités de financement, en ce qui concerne les fonds mis à la disposition des partis politiques par l’Etat, sont les mêmes que pour l’élection des députés, des conseillers régionaux et des conseillers municipaux.

En effet, l’article 285 de la loi portant Code électoral souligne que « les fonds publics destinés au financement des campagnes électorales sont répartis en deux tranches d’égal montant aux partis politiques qui participent à ces élections ».

Ainsi donc, la première tranche leur est servie après la publication des listes de candidats. Tous les partis politiques reçoivent ces ressources, « au prorata des listes présentées et acceptées dans les différents circonscriptions électorales », alors que la seconde tranche est versée, après la proclamation des résultats, aux partis politiques en fonction du nombre de sièges obtenus.

 

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