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Wouri: il faut sauver la mangrove

Regions
Alliance NYOBIA | 02-03-2018 10:19

 Appel lancé ce 1er mars dans les services du gouverneur, où se célébrait la journée mondiale de la protection civile.

Le département du Wouri, dont le chef-lieu est Douala, s’étend au détriment de la mangrove. Le fait, inquiétant, a été rappelé hier, 1er mars, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la protection civile, dans les services du gouverneur de la région du Littoral.

Thème retenu cette année : « La protection civile et les institutions nationales, pour une gestion plus efficace des catastrophes. »

Des différentes interventions et exposés, le public présent aura retenu que la préservation de la mangrove est un impératif, vu les multiples protections qu’elle procure à l’Homme et à l’environnement, notamment contre les vents marins et l’érosion.

La mangrove est également un éco-filtreur, un réservoir en matière de biodiversité, une niche écologique pour plusieurs espèces animales. Elle permet en outre de capturer le gaz carbonique, et constitue par ailleurs un patrimoine naturel unique, ce qui est le gage d’un potentiel touristique élevé.

Seulement, pour ce qui est de Douala, cet écosystème est fragilisé. Dans la zone du Bois des singes par exemple, de nombreuses constructions humaines détruisent la mangrove. Le représentant du gouverneur à la cérémonie, Herman Tchacketong, dira que les habitants du coin ont déjà été invités à quitter la zone, marécageuse au demeurant.

Toujours afin de préserver ce qui reste de cette mangrove, les autorités administratives ont également demandé à la Communauté urbaine de déplacer le centre de traitement des boues de vidange qui s’y trouve.

En outre, la Cud et Hysacam ont été invitées à engager le plus tôt possible les travaux de construction du futur centre de traitement des déchets de Douala, un site de 70 hectares qui sera aménagé à Pk 27, dans l’arrondissement de Douala V.

« La culture du comportement sécuritaire commence au niveau individuel », a par ailleurs indiqué le représentant du gouverneur, rappelant que chacun a un rôle à jouer s’agissant de la promotion et de la diffusion des connaissances en matière de protection civile. « Il faut engager une réflexion collective, fondée sur une approche participative », a-t-il néanmoins suggéré.

Ceci permettrait sans doute de mieux prévenir incendies, inondations, et autres effondrements d’immeubles, dont Douala a souffert régulièrement ces dernières années.

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