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Fonds routier: des procédures de simplification vulgarisées au Nord

Economie
Eric ELOUGA | 02-03-2018 10:43

 Un atelier organisé lundi à Garoua pour améliorer les délais de traitement des dossiers gérés par le Fonds.

Al’origine de l’atelier de vulgarisation organisé mardi dernier à Garoua par le Fonds routiers, un constat bien inquiétant. Malgré une chute du taux des rejets de décomptes des entreprises prestataires du Fonds (de 34% en 2010 à 2,3% en 2016), les délais de paiement restent insatisfaisants.

En cause, un déficit de trésorerie, dû certes à un contexte plus global, mais aussi à quelques accrocs persistants dans l’appropriation des procédures par la chaîne des acteurs.

Une situation d’autant plus préoccupante, que le Fonds routier a justement été mis en place pour répondre aux besoins de fluidité et d’urgence qui caractérise souvent les interventions dans le secteur de la route.

Une chaîne à acteurs multiples, qui réunit les autorités contractantes, marchés publics, maîtres d’ouvrages, les instances de régulation, les contrôles, les entités payeuses, les entreprises prestataires, voire les bailleurs de fonds.

C’est pour faciliter ce circuit que le Fonds routiers a donc mis en place son Guide technique à l’usage  des intervenants, et organisé une série de rencontres de vulgarisation, dont celle tenue le 26 février à Garoua.

Pour Emmanuel Mben, représentant de l’Administrateur du Fonds routier à ces travaux, la finalité est de faciliter la maîtrise de toutes les procédures par chacun des intervenants, afin d’améliorer les délais de traitement des décomptes, tout en permettant de disposer des ressources nécessaires à temps réel.

Il apportera par ailleurs un début de réponse aux entreprises prestataires du grand Nord, qui se plaignent des effets de procédures trop centralisées, le Fonds n’ayant pas encore de représentations locales.

Pour sa part, le gouverneur du Nord en ouvrant lesdits travaux, a insisté sur la nécessité de mettre fin à nombre de dérives qui caractérisent les marchés d’entretien routier, notamment de la part des prestataires privés. Faux décomptes, appropriation de prestations effectuées par d’autres, malfaçons, arrangements et autres collusions. « La route est un enjeu bien trop important. Nous devons en revenir à des pratiques patriotiques », dira Jean Abate Edi’i.

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