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Polio, Palu: des résistances fâcheuses

Regions
Rita DIBA | 06-03-2018 06:54

 La campagne de vaccination ce week-end dans le Littoral a été l’occasion de partager l’expérience des équipes sur le terrain.

Ce vendredi 2 mars 2018 au quartier Bonewonda à Akwa Nord, Douala, Thierry Kin-Nou Nana, Sg des services du gouverneur du Littoral, a pu être aux premières loges des difficultés rencontrées sur le terrain par les équipes de vaccination.

L’administrateur était venu lancer la campagne d’immunisation par le vaccin polio-oral, la vitamine A et le Mébendazole aux enfants de 0 à 59 mois qui s’est déroulée du 2 au 4 mars dans les 24 districts de santé dans la région.Une descente qui l’a notamment conduit, lors du porte-à-porte sur les berges du Wouri, au domicile d’un père réfractaire à l’administration d’un quelconque vaccin à son enfant par les équipes sur le terrain.

Sa raison : il fait plus confiance aux doses administrées dans les centres de santé, où il conduit son enfant.  Et il ne changera pas d’avis malgré l’intervention du Sg sur le bien-fondé de cette initiative gouvernementale, ou les explications du Dr Jacques Georges Otti, chef d’unité régionale du Programme élargi de vaccination (Pev).

Malgré aussi les arguments en duala du délégué régional de la Santé pour le Littoral, le Dr Jean II Dissongo, qui essaiera de lui montrer l’importance de la démarche préventive des pouvoirs publics et de l’immunisation collective des enfants.

Mais ce n’est là qu’un cas marginal et les mobilisateurs, même après le passage des autorités, ont continué le renforcement de la sensibilisation en même temps que l’opération de vaccination se déroulait. Car l’objectif de cette campagne était d’immuniser 95% d’enfants de la tranche d’âge concernée dans les 190 aires de santé du Littoral.

Quant aux autres parents, en plus de ceux qui ouvraient volontiers les portes de leur domicile, certains accouraient avec leur progéniture, parmi lesquels on retrouvait même ceux ayant dépassé la limite d’âge. Comme Daniel Edimo Ngallè, électricien et père de la petite Reine Divine Moukoko Edimo, 4 ans, première à recevoir le vaccin.

Accompagné aussi de ses filles de 9 et 6 ans, il a voulu savoir si la plus  jeune des deux était trop âgée pour avoir une dose. Cette campagne rentrait dans le cadre de la première Semaine d’actions de santé et de nutrition infantile et maternelle (Sasnim) de l’année 2018, couplée aux Journées nationales de vaccination  (Jnv).

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