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Transport des produits pétroliers : on veut mettre de l’ordre

Economie
Josy MAUGER | 06-03-2018 06:15

 Le Mincommerce a eu des échanges mercredi dernier avec les marqueteurs et le syndicat des transporteurs au sujet des tracasseries dont ces derniers sont l’objet?

Le mot d’ordre de grève initié par le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC) a finalement été levé jeudi dernier à Yaoundé. Il était question, selon le président du syndicat, Pierre Sime, que les transporteurs de produits pétroliers entament un mouvement de grève sur toute l’étendue du territoire à partir du lundi 5 mars 2018.

Les causes du débrayage projeté sont liées à un certain nombre de problèmes dont se plaignent les transporteurs de produits pétroliers et qui minent le secteur. Concernant les marqueteurs, les transporteurs dénoncent la détermination des coulages (fuites) à partir d’un système électronique appelé « Colibri » se traduisant par des manquants de carburant imputés aux transporteurs, le retard de paiement des factures dues.

On compte sur la même liste, la récrimination sur le calcul des fuites à température ambiante pénalisant les transporteurs, le non-respect des tarifs de transport homologués.

Les concertations initiées par les membres du syndicat avec le ministre des Travaux publics et celui du Commerce la semaine dernière ont débouché sur un début de solutions. Luc Magloire Mbarga Atangana a appelé l’ensemble des marqueteurs au respect strict de la réglementation, notamment, la structure des prix édictée par la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH).

Il les a engagés à prendre toutes les mesures utiles pour garantir le paiement des factures des sociétés de transport de produits pétroliers dans les délais contractuels.

Il est aussi question pour certains marqueteurs de suspendre l’utilisation de leurs instruments de mesure sous réserve d’une approbation par l’administration. La mise sur pied  d’un comité interministériel afin de réguler le secteur pétrolier a aussi été annoncée.

Pour le reste des revendications formulées par les syndicalistes, notamment les tracasseries administratives et routières dont notamment les dysfonctionnements liés à la mise en service des pèse-essieux mobile par le Mintp, les tracasseries policières sur les corridors Douala-Ndjamena et Douala-Bangui.

Le nombre excessif de postes de contrôles routiers (120 au lieu de 3), le coût élevé des prestations, la double taxation des produits défiscalisés,  le ministre du Commerce s’est engagé à mener le plaidoyer nécessaire auprès des administrations concernées.

Le syndicat a également obtenu du ministre des Travaux publics, la suspension des pèse-essieux mobiles dont le déploiement sur certains axes routiers était décrié par les transporteurs.
 

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