Privilégier l’intérêt général

Politique
Paul EBOA | 06-03-2018 05:57

Commentaire

La providence a doté le Cameroun d’importantes ressources naturelles et des hommes talentueux et entreprenants. Ces citoyens font valoir quotidiennement leurs talents tant dans l’administration publique que privée. C’est dans ce vivier que le président de la République, Paul Biya, a puisé. Pour autant, la tâche des membres du gouvernement ne s’annonce guère aisée.

Quand  on sait que le Cameroun a conclu avec le Fonds monétaire international (FMI) un programme économique et financier appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) pour la période 2017-2019. 

Quand on sait également que l’année 2018 est celle de l’achèvement de nos grands projets de première génération tels que les barrages hydro-électriques bientôt complétés par des infrastructures de transport de l’énergie, les projets routiers comme les entrées Est et Ouest de la capitale économique Douala, le deuxième pont sur le Wouri et divers axes routiers auxquels vont s’ajouter les autoroutes en construction.

Ainsi que l’extension du réseau ferroviaire national vers N’Djamena et Limbe et l’élaboration d’une stratégie ambitieuse de construction des logements sociaux à la hauteur des besoins du pays.

Ce n’est pas par hasard que le chef de l’Etat a inventorié ces différents défis lors de son discours du 10 février dernier. Lesquels interpellent individuellement et collectivement les membres du gouvernement.

Puisqu’il s’agit de les relever et transformer les options fortes du Cameroun en réalisations concrètes et palpables au bénéfice des populations. Au-delà des villages, des arrondissements, des départements ou des régions, la réussite d’une telle mission requiert, de la part des ministres, un sens pointu de l’intérêt général et la culture des résultats.

Il s’agit non seulement de s’assurer que dans tous les coins et recoins du Cameroun, les Camerounais accèdent aux services de base à savoir notamment l’eau, l’électricité, la route, la santé, la sécurité,l’éducation, mais aussi et surtout il est question de prouver que l’Etat est présent partout. 

Le président de la République observait à juste titre le 3 décembre 1990 lors d’une allocution devant l’Assemblée nationale : « Le Cameroun, notre pays, deviendra ce que nous tous  en ferons. Car n’oublions pas que, face à nos enfants et face à l’histoire, nous aurons à répondre de nos actes ».

Il n’échappe à personne qu’il n’y a pas d’état de grâce pour la nouvelle équipe gouvernementale. Il appartient à ceux qui ont été appelés à servir la nation à ce niveau élevé de la hiérarchie administrative de prouver qu’ils sont dignes de la confiance placée en eux.

Il leur revient de montrer qu’avec eux l’Etat est décidé à relever les défis pour garantir le progrès social et la prospérité à tous.

Il leur incombe de garantir que les  citoyens peuvent continuer de regarder l’avenir avec confiance et détermination. De sorte que le Cameroun demeure debout  et qu’il reste  un pays un et indivisible, fier de sa diversité culturelle et conforme à son unité et à sa diversité.
 

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