Responsive image

Concert: Misse Ngoh chauffe la scène

Culture
Sorèle GUEBEDIANG à BESSONG | 07-03-2018 05:21

 Pour ses 45 ans de carrière, l’artiste a déroulé son répertoire en souvenir du bon vieux temps le 2 mars dernier à Yaoundé.

Une voix qui n’a rien perdu de sa superbe. Des pas de danse dont lui seul détient le secret malgré le poids de l’âge. Un public conquis dès la première chanson comme pour dire que l’épopée n’a pas de fin.

Au contraire, elle continue à la lumière du monde. La preuve, François Missé Ngoh, star des décennies 70-80 a réussi à raviver des souvenirs chez les personnes d’un certain âge et même chez les jeunes. Sa musique reste toujours d’actualité. Du bon makossa, un vrai régal pour les oreilles ».

Des instants magiques vécus par de nombreux fans le 2 mars dernier lors d’un concert organisé pour les 45 ans de carrière de cet artiste de renom. Et comme François Bingono Bingono l’a souligné en guise d’introduction : « Le danseur doit s’arrêter de temps en temps pour évaluer les applaudissements. Lorsque ceux-ci ne sont pas nourris, alors il doit réfléchir sur comment les changer. » François Missé Ngoh lui a donné raison à travers son répertoire.

Sur scène, il était souvent rejoint par des fans. Parmi eux, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, Grégoire Owona qui n’a pas résisté au charme de « Olé Olé », l’un des titres de l’artiste ayant fait fureur dans les années 80. Lors de ce show, les disciples de l’amour ont été servis avec plusieurs titres.

L’éternité de l’artiste, renforcée par d’autres thèmes qui restent d’actualité à l’instar du mariage. Et ce sont les femmes qui reprenaient en chœur et en dansant ce refrain : « Avoir un homme, c’est si facile, mais un mari c’est très difficile ». Un extrait du titre : « Le mari avant tout ». Dans ce makossa pur, il y a eu aussi un zeste de bikutsi avec « Eh dis-donc », chanté en ewondo. Au passage, Missé Ngoh s’est vanté d’être le premier à avoir chanté ce rythme bantou en 1978.

Sur le podium, pour ne laisser aucun répit au public, entre les intermèdes, l’on a retrouvé le célèbre Ekambi Brillant dans plusieurs tubes comme « Moussoloki », mais aussi Ange Ebogo Emérent, Annie Anzouer et Nicole Mara. De belles sonorités distillées par des guitaristes, trompettistes, bassistes et solistes de valeur y compris les chœurs.

Le tout assuré entre autres par Ngoye Jeca, Bayis Scooper, Henri Okalla, Fruh Melda, entre autres. Le public a d’ailleurs eu de la peine à croire que c’était un concert en live. De beaux moments, des souvenirs en somme que les mélomanes ont souhaité ne pas voir s’achever.

Partagez cet article :

0 0 0 0
Loading...

Autres articles que vous aimerez lire...

« La loi était devenue obsolète »

Economie
Josy MAUGER | 16-07-2018 10:22 | 0 0

   Sophie Mbenoun, directeur de la formation et de l’orientation professionnelle au Minefop.

Le chef de l'Etat vient de promulguer la loi régissant la formation professionnelle au Cameroun. Qu'est-ce qui justifie ce nouveau dispositif ?
Lire la suite

0 commentaire(s)

Laissez un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter