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Nord-Ouest: les fons disent non à la sécession

Politique
Rousseau-Joël FOUTE | 20-03-2018 05:13

C’était dimanche dernier à Bamenda en présence du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji.

La prise de position des chefs traditionnels du Nord-Ouest qui ont réaffirmé l’indivisibilité du Cameroun ainsi que leur soutien aux institutions de la République et aux personnes qui les incarnent est sans équivoque. Venus de tous les départements de la région, ils ont dit à l’unisson non aux sécessionnistes dimanche après-midi dans la salle de conférence de l’hôtel Ayaba à Bamenda, au cours d’une réunion avec Paul Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (MINAT).

Les gardiens de la tradition qui ont pris la parole à cette occasion ont dit combien ils sont reconnaissants au chef de l’Etat pour avoir nommé un de leur digne fils à ce poste stratégique lors du remaniement ministériel du 2 mars 2018. Pour eux, Paul Atanga Nji est un « homme d’action ». C’est « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » dans le contexte actuel.   

Le MINAT a saisi l’occasion de cette rencontre pour dénoncer les comportements de ceux qui insultent ou molestent les fons, auxiliaires de l’administration et dépositaires du pouvoir ancestral. Raison pour laquelle, selon le MINAT, ils doivent être respectés parce que leur autorité est sacrée. Il s’est engagé à punir quiconque portera désormais atteinte à l’honorabilité des chefs traditionnels dans la région du Nord-Ouest.

En leur remettant l’arbre de la paix, Paul Atanga Nji leur a demandé d’être les messagers de la paix en collaborant étroitement avec les pouvoirs publics « car ceux qui tuent, violent, brûlent, détruisent, ne vivent pas au ciel. Ils sont parmi nous et il faut les dénoncer ». Le MINAT a également donné 30 jours aux jeunes armés pour qu’ils se rendent. 

Après les chefs traditionnels, le MINAT a eu des échanges très fructueux avec les dirigeants des syndicats des conducteurs de motos-taxis. On sait que les conducteurs de ces engins à deux roues sont impliqués dans près d’une centaine d’atrocités qui ont été enregistrées. Les syndicalistes présents se sont engagés à travailler plus que jamais pour dénoncer et éloigner de leur profession les fauteurs de troubles.

Le MINAT, qui leur remis à titre symbolique des casques et des chasubles, leur a accordé 90 jours pour se conformer à la réglementation en vigueur concernant l’activité des motos-taxis. 

Derniers à être reçus, les syndicats des enseignants, les présidents des associations des parents d’élèves et les opérateurs économiques ont exprimé leur volonté d’œuvrer pour que la paix revienne rapidement dans la région. Les enseignants ont demandé aux parents encore réticents en zone rurale d’envoyer leurs enfants à l’école.

Ils ont demandé au MINIAT d’intervenir auprès de ses collègues du gouvernement pour que les arriérés des frais de correction des examens soient payés, car ont-ils déclaré, certains parmi eux, notamment du secteur privé, cumulent parfois jusqu’à une dizaine de mois d’arriérés de salaires. 

Les opérateurs économiques, quant à eux, avaient pratiquement les larmes aux eux, en expliquant comment les villes mortes et le couvre-feu font péricliter leurs affaires. Alors qu’ils doivent faire face aux échéances des prêts contractés à la banque et à leurs obligations fiscales. Ils ont prié le ministre de voir dans quelle mesure faire lever le couvre-feu qui pénalise bon nombre d’hommes d’affaires, comme les transporteurs et les propriétaires des boites de nuit qui accumulent des manque -à -gagner.

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