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Extrême-Nord: plus de 3000 cas de tuberculose enregistrés

Regions
Patrice MBOSSA | 11-04-2018 07:11

Maroua (Diamaré) Les statistiques disponibles à la délégation régionale de la Santé publique pour l’Extrême-Nord font état de 3 355 malades de tuberculose dans cette région en 2015. En 2016, ce chiffre est même passé à 3 512 patients.

En 2017, il a connu une baisse, puisqu’on n’a enregistré que 3419. Il s’agit là des deux formes de tuberculose, à savoir, la tuberculose pulmonaire qui est très connue, et la tuberculose extra-pulmonaire qui atteint les organes aussi divers tels que les ganglions lymphatiques, les os et les articulations, le système nerveux, les intestins…

Selon Dr Amadou Bava, chef d’unité régionale de lutte contre la tuberculose, cette maladie figure dans le peloton de tête des maladies infectieuses qui déciment les populations dans les villes et villages de l’Extrême-Nord, et ceci malgré les efforts consentis par les pouvoirs publics afin de mettre les soins à la portée de tous.

A la faveur de la célébration de la célébration de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose le 24 mars 2018, les responsables en charge de la lutte contre cette maladie ont mis un accent sur les causeries éducatives au sein des communautés.

Avec 1000 F, tout individu peut se faire dépister. Si le test est positif, le patient est gratuitement pris en charge par l’Etat et en 6 mois de traitement, il est guéri. Si c’est un malade à retraiter, c’est-à-dire celui qui n’a pas suivi jusqu’au bout son traitement précédent, il est remis sous traitement et au bout de 8 mois, il recouvre sa santé.

Ces traitements sont disponibles à l’hôpital régional de Maroua, dans les hôpitaux régionaux annexes de Yagoua et Kousseri et dans les hôpitaux de district de l’Extrême-Nord. A ces formations hospitalières, les autorités en charge de la santé publiques viennent de greffer la prison centrale de Maroua, le centre de santé intégré de Minawao qui accueille les réfugiés nigérians, et le centre de santé privé catholique de Dziguilao dans le Mayo-Kani. 

Dans une région où les facteurs, de risques tels que la malnutrition et les mauvaises conditions de vie sont le lot quotidien des populations, C’est un appel qui est ainsi lancé en vue d’un dépistage régulier de toutes les couches sociales sans distinction.

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