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Les universités s’arment contre le plagiat

24 heures
Alfred MVOGO BIYECK | 12-04-2018 07:21

 Les faits

17 thèses de doctorat Phd ont été rejetées à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) de l’université de Yaoundé II à Soa.

Le phénomène avait tendance à prendre de l’ampleur depuis des années déjà, dans toutes les institutions universitaires de notre pays. Ici et là, des accusations de plagiat étaient lancées à l’encontre de certains doctorants qui, pourtant, avaient haut la main, décroché leur parchemin.

On se souvient en 2015, des accusations de plagiat à l’encontre d’un enseignant de l’IRIC, restées sans preuve et donc sans suite heureusement, et de bien d’autres à l’endroit de certains universitaires « au-dessus de tout soupçon ». Reste que le phénomène, depuis quelques années, prend de plus en plus de l’ampleur, générant des interrogations sur le niveau et la qualité des enseignants du supérieur.

Il y a quelques jours, le doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEG) à l’université de Yaoundé II à Soa, a rendu publics, les résultats du contrôle anti-plagiat de 20 thèses déposées par les doctorants dans sa faculté. Rappelant ainsi au souvenir de tous et de chacun, que les racines de l’hydre sont très profondes.

Sur 20 thèses de doctorat Ph.D déposées, 17 ont été rejetées pour un taux de plagiat supérieur à 11%. Mettant en exergue la ferme volonté des autorités universitaires, qui à défaut de mettre un terme définitif à cette tendance, veulent la réduire à sa plus simple expression et décourager ainsi, les prochains prétendants au plagiat. C’est ainsi que depuis quelques mois, le doyen de la FSEG de l’université de Yaoundé II à Soa, a mis en place un nouveau système de détection des documents plagiés.

Il s’agit d’un logiciel de détection de plagiat, qui effectue une recherche des similitudes, avec d’autres documents soumis à l’analyse avec des documents accessibles sur internet, et ceux présents dans la base de données de référence propre à l’institution universitaire. Cinq à dix minutes, c’est le temps requis pour que le document déposé soit disséqué, et un rapport statistique présentant la marge de plagiat soit publié.

Quand une thèse, selon les éléments disponibles dépasse 15% de marge de plagiat acceptés par l’institution académique, elle est rejetée et le doctorant contraint de reprendre son travail, afin de reconsidérer le contenu de ses données d’investigation qui fait problème.

Depuis la mise en place de ce logiciel, récupéré et mis en service par toutes les universités d’Etat et l’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC), la traque au plagiat dans les institutions académiques de notre pays est ainsi véritablement lancée.

En plus de ce logiciel, des commissions de réflexion sont mises en place ici et là, pour au bout, faire des propositions concrètes, à même de faire en sorte que l’institution universitaire nationale, retrouve son aura d’antan, celui là même qui a fait sa renommée grâce à la qualité de ses enseignants et des parchemins, reconnus sous tous les cieux.

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