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Recettes de l’Etat: une bouffée d’oxygène

24 heures
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM | 06-06-2018 07:01

Les faits

La bonne performance des recouvrements fiscaux et la remontée des cours du pétrole sont à l’origine d’une augmentation de 176 milliards de F par rapport au budget voté en fin 2017.

Par l’ordonnance n° 2018/002 du 04 juin 2018, le président de la République, Paul Biya, a modifié et complété certaines dispositions de la loi de finances pour l’exercice 2018. Ces modifications concernent globalement cinq articles de la loi de finances promulguée le 20 décembre 2017.

Et concrètement, c’est l’augmentation du budget 2018 de l’Etat qui retient l’attention de prime abord. Ainsi, l’enveloppe votée par le parlement en fin d’année 2017 passe de 4513,5 milliards de F à 4689,5 milliards de F, soit une augmentation de 176 milliards de F en valeur absolue et 3,9% en valeur relative.

Dans le détail, on note, à la lecture de l’ordonnance du chef de l’Etat, que les recettes fiscales vont connaître une hausse de 67 milliards de F, passant de 2 645 milliards tel que voté par le parlement en fin 2017, à 2 712 milliards de F.  De sources bien introduites, cette augmentation des prévisions est due aux bonnes performances observées dans le recouvrement.

« Les réalisations de recettes fiscales à fin 2017 ont été plus importantes que celles estimées lors de la préparation du budget et utilisées comme base de projection des recettes fiscales 2018. C’est donc la prise en compte de cette bonne performance qui fait accroître les recettes fiscales », indique une source au ministère des Finances.

 Les recettes pétrolières connaissent également un bond de l’ordre de 82 milliards de F. Ceci s’explique sans aucun doute par la remontée des cours du pétrole brut sur le marché mondial. Le baril se vend aujourd’hui à 64 dollars, contre 41 dollars au moment de l’adoption du budget de l’Etat.

L’autre source de revenus additionnelle, c’est le reliquat issu des projets à financements conjoints clôturés. Cela rapportera 40 milliards de plus à injecter au budget de l’Etat, via le Trésor public.

Cependant, on note une diminution au niveau des appuis financiers attendus des partenaires au développement, de 347 milliards à 334 milliards, soit une baisse de 13 milliards de F. En cause, la fluctuation du taux de change du dollar et le risque lié au non décaissement de l’appui venant de la Banque africaine de développement.

Sur un autre plan, l’ordonnance de lundi dernier vient abroger les dispositions antérieures, relatives notamment à la prise en compte du ministère de la Décentralisation et du Développement local, ainsi que du Conseil constitutionnel, deux structures mises en place après l’adoption du budget de l’Etat pour l’exercice 2018.

  Les deux sont désormais comprises dans l’ordonnance du 4 juin, avec leurs allocations budgétaires, qui s’élèvent respectivement à environ 11 milliards et 2,5 milliards de F.

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