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Grandes entreprises: la SNH toujours leader au Cameroun

Economie
Josy MAUGER | 13-06-2018 16:12

La Société nationale des Hydrocarbures occupe aussi la 114e place dans le top 500 annuel du magazine Jeune Afrique.

Selon Jeune Afrique, la Sociéré nationale des Hydrocarbures est cette année encore classée première entreprise camerounaise. La SNH est en effet la mieux cotée dans le classement annuel des 500 meilleures entreprises du continent (114e).

Viennent ensuite la Socéié nationale de Raffinage (Sonara), 120e, la Société anonyme des Brasseries (SABC), classée (225e) ; l’entreprise de production et de distribution d’électricité, Enéo (238e), MTN Cameroun (256e), Tradex (272e), CFAO Cameroun (388e), Congelcam (425e), et le Fonds spécial d’équipements et d’intervention (Feicom), 497e. 

Une première analyse de ce classement établi sur la base du chiffre d’affaires, indique néanmoins que la SNH a chuté de 24 places, puisqu’elle occupait la 90e position l’année dernière. Pareil pour les Brasseries du Cameroun qui ont perdu quelques 8 places cette année et occupent la 225e position. Tradex 260e en 2017) a également perdu 12 places.

En revanche la Sonara gagne 10 places, Eneo progresse de 6 places par rapport à l’année dernière. Bonne nouvelle aussi pour le Cfao Cameroun classée 388e (427e en 2017) ; pour Congelcam (28 places de gagnées) ; et pour le Feicom qui entre dans le classement. La « banque des communes » n’y figurait pas l’année dernière. 

L’on remarque que les sociétés opérant dans les hydrocarbures occupent les premières places. On a ensuite, toujours dans le même secteur, les pays comme l’Afrique du Sud et l’Algérie occupant le haut de l’affiche avec près d’une dizaine de sociétés exerçant dans l’industrie chimique, le commerce et le détail, la grande distribution, les assurances et autres. Les autres secteurs occupant les premiers rangs sont notamment les télécommunications, les mines et l’agroalimentaire.

L’on note globalement que le classement dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne a reculé de plusieurs points. Ceci est dû aux facteurs exogènes : d’une part les désordres monétaires, et la dérive baissière du prix des matières d’autre part.

Dans son éditorial, Pierre-Olivier Rouaud fait savoir que ce classement annuel exclusif des plus grandes entreprises africaines, laisse entrevoir que la base productive du continent a pour l’essentiel, continué de s’étioler en 2016, année de référence des données financières reproduites dans ce classement.

Il indique par ailleurs que pour la première fois, depuis trois ans, le cumul du chiffre d’affaires en dollars de ces 500 a cessé de baisser. Mais, dans la grande majorité des secteurs ou des zones géographiques, l’heure est restée à la morosité pour les entreprises africaines.

Une situation selon l’éditorialiste qui s’explique par le fait qu’en 2016, la croissance globale sur le continent de 2,2%, a été la plus faible depuis les années 1990. Avant de repartir heureusement à 3,6 % en 2017 et à 3,8% cette année.

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