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«Nous avons maîtrisé les premiers cas»

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Aissatou ADAMOU | 10-07-2018 08:08

Arabo Saidou, délégué régional de la santé publique pour le Nord.

Quelle est la situation exacte du choléra dans la région ?

A ce jour, nous avons une trentaine de cas de choléra enregistrés dans la région du Nord. En effet, tout à commencé le 18 mai dernier avec la notification de quatre cas au niveau du district de Mayo-Oulo, notamment dans deux aires de santé Guirviza et Ndoumo, qui sont des aires frontalières du Nigeria. Parmi Deux de ces cas ont été prélevés et examinés au centre Pasteur de Garoua, et se sont révélés positifs au vibrion cholérique. Nous avons donc pu maitriser ces quatre cas sans qu’il y ait une expansion. Le 27 juin dernier, nous avons encore été notifiés d’une dizaine de cas dans le district de santé de Golombé et dans  l’aire de santé de Tchontchi où nous avons noté le décès de deux patients qui étaient venus dans un état de déshydratation sévère. Jusqu’aujourd’hui, le nombre de cas de Golombé a augmenté. Nous notons 25 cas concentrés dans l’aire de santé de Tchontchi précédemment atteinte. Le 03 juillet, nous avons noté au niveau du district de Guider, deux cas, dont un qui est allé rendre visite à un malade qui était à Golombé et qui a probablement été infecté.

La maladie semble s'être transportée jusqu'à Garoua. Qu'en est-il ?

Il y a trois jours, on nous a notifié deux cas au niveau du district de santé de Garoua II, dans l’aire de santé de Takasko ; il s’agit d’un père avec son enfant qui présentaient des épisodes de diarrhée. Des prélèvements ont été faits et ont été acheminés au centre Pasteur où des tests de diagnostic rapide ont été mis en place et les résultats sont positifs. Il reste maintenant à faire un test de confirmation.

Comment s'organise la riposte pour empêcher une propagation?

Tous les patients qui ont été conduits aux centres de santé ont été pris en charge gratuitement : test de diagnostic rapide réhydratation, prélèvements et antibiothérapie. On note donc une vingtaine de cas qui sont déjà guéris. Chaque cas a fait l’objet d’une investigation approfondie, c’est-à-dire qu’une équipe d’intervention descendait dans les foyers de ces malades rechercher tout ce qu'ils ont eu à utiliser afin de  le désinfecter. Nous avons intensifié la surveillance notamment la recherche active des cas qui n’ont pas été diagnostiqués. Nous menons également l’intensification de la sensibilisation sur les mesures préventives, nous lançons un plaidoyer envers les autorités traditionnelles, administratives et religieuses pour qu’il y ait une communication sur le changement de comportement. Ceci passe par l’hygiène corporelle, alimentaire et environnementale, la construction de latrines et l’utilisation des latrines saines.

 

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1 commentaire(s)

    sonate a écrit le 2018/07/19 03:28:42 :
    interessant mieux on est informé plus on prend des mesures pour sauver des vies

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